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Publié le 22/10/2011 à 18:39 par jesusrevientmaintenant

les francs macons

Franc-maçonnerie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Aller à : Navigation, rechercher Symboles maçonniques sur l'épée de La Fayette. On appelle franc-maçonnerie un ensemble de phénomènes historiques et sociaux très divers formant un espace de sociabilité[1] qui recrute ses membres par cooptation[2] et pratique des rites initiatiques faisant référence à un secret maçonnique et à l'art de bâtir. Difficilement traçable historiquement, elle semble apparaître en 1598 en Écosse[3] (Statuts Schaw), puis en Angleterre au XVIIe siècle. Elle se décrit, suivant les époques, les pays et les formes, comme une « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » ou comme un « ordre initiatique ». Organisée en obédiences depuis 1717 à Londres, la franc-maçonnerie dite spéculative – c'est-à-dire philosophique – fait référence aux Anciens Devoirs de la maçonnerie dite opérative formée par les corporations de bâtisseurs qui édifièrent, entre autres, les cathédrales[4]. Elle prodigue un enseignement ésotérique, progressif à l'aide de symboles et de rituels. Elle encourage ses membres à œuvrer pour le progrès de l'humanité, tout en laissant à chacun de ses membres le soin de préciser à sa convenance le sens de ces mots[5]. Sa vocation se veut universelle[6] bien que ses pratiques et ses modes d'organisation soient extrêmement variables selon les pays et les époques[7]. Elle s'est structurée au fil des siècles autour d'un grand nombre de rites et de traditions, ce qui a entraîné la création d'une multitude d'obédiences qui ne se reconnaissent pas toutes entre elles. Elle a toujours fait l'objet de nombreuses critiques et oppositions, aux motifs très variables selon les époques et les pays. Une discipline de réflexion porte sur la franc-maçonnerie : la maçonnologie. Jardins du George Washington Masonic National Memorial Jacques France (1879), Marianne maçonnique. Sommaire [masquer] * 1 Concepts fondamentaux : Loges, obédiences et rites maçonniques * 2 Histoire o 2.1 L'historiographie maçonnique o 2.2 Origines légendaires o 2.3 Fondation des premières loges o 2.4 Fondation des premières Grandes Loges o 2.5 Développement des différents rites maçonniques * 3 Organisation o 3.1 Les deux branches principales o 3.2 Le schisme de 1877 o 3.3 Par pays * 4 Pratiques o 4.1 Recrutement o 4.2 Initiation o 4.3 Statut des membres o 4.4 Les tenues o 4.5 Les travaux dans les traditions d'origine française o 4.6 Personnalités franc-maçonnes * 5 Valeurs et objectifs affichés o 5.1 Croyances religieuses o 5.2 Place de la femme o 5.3 Symbolique o 5.4 Ésotérisme * 6 Critiques et oppositions o 6.1 Critiques religieuses + 6.1.1 Critiques catholiques + 6.1.2 Critiques protestantes + 6.1.3 Critiques musulmanes o 6.2 Oppositions politiques + 6.2.1 Oppositions monarchiques + 6.2.2 Interdictions communistes + 6.2.3 Persécutions nazies + 6.2.4 Autres oppositions politiques o 6.3 Critiques et scandales liés au monde professionnel * 7 Notes et références * 8 Voir aussi o 8.1 Articles connexes o 8.2 Ressources documentaires + 8.2.1 Ouvrages utilisés pour la rédaction de cet article + 8.2.2 Autres ressources documentaires o 8.3 Liens externes Concepts fondamentaux : Loges, obédiences et rites maçonniques[modifier] Les loges maçonniques existaient bien avant les obédiences[8]. Elles seules disposent du pouvoir d'initier de nouveaux membres. Une loge regroupe typiquement une quarantaine de francs-maçons actifs se réunissant en moyenne deux fois par mois, bien qu'il existe parfois quelques loges particulières dont l'effectif peut se chiffrer à plusieurs centaines, avec une fréquence de réunion différente[9]. En général, chaque loge reste libre du choix de son président (le « Vénérable »), qu'elle élit chaque année, des sujets que ses membres souhaitent étudier, ainsi que des éventuelles actions extérieures, caritatives et/ou sociétales, qu'elle souhaite mener. Les loges maçonniques se regroupent le plus souvent en obédiences maçonniques généralement appelées « grandes loges » ou plus rarement « grands orients » ou « ordres ». En se fédérant ainsi, les loges regroupent leurs forces, notamment en ce qui concerne les questions matérielles (financement et gestion de leurs locaux), rituelles (harmonisation des cérémonies) et d'intervisite (les membres d'une loge peuvent habituellement fréquenter en visiteurs toutes les autres loges d'une même fédération ainsi que toutes les loges des fédérations amies de leur propre fédération)[10]. Il arrive aussi — surtout en France, beaucoup plus rarement dans les autres pays — que les obédiences maçonniques agissent ou s'expriment publiquement au nom de l'ensemble des loges qui les composent. Le regroupement des loges en obédiences maçonniques, apparu pour la première fois en Angleterre en juin 1717, marqua un tournant des débuts de la franc-maçonnerie dite « spéculative ». Il s'accompagne d'une relative perte de liberté de chacune des loges ainsi fédérées, puisqu'elles acceptent de se conformer aux règles particulières de leur fédération (« constitutions » et règlements)[10], dont le premier exemple historique fut les Constitutions d'Anderson de 1723. Toutefois, les loges restent habituellement jalouses de leur marge de liberté et il n'est pas rare, au sein d'une même obédience maçonnique, de trouver des loges dont les programmes de travail, les actions et les compositions sociologiques sont très différents les uns des autres. Enfin, un rite maçonnique est un ensemble relativement homogène de cérémonies maçonniques. Un même rite maçonnique peut être utilisé par des obédiences maçonniques différentes et certaines obédiences maçonniques fédèrent des loges qui pratiquent différents rites maçonniques. Il arrive aussi parfois, bien que beaucoup plus rarement, qu'une seule et même loge pratique successivement différents rites maçonniques. Histoire[modifier] L'historiographie maçonnique[modifier] Jusqu'au milieu du XXe siècle, l'histoire de la franc-maçonnerie fut exclue du champ de l'histoire universitaire classique[11]. Elle s'est longtemps heurtée, notamment en France, au fait qu'elle était un enjeu de pouvoir entre les adversaires et les partisans de la franc-maçonnerie. Ces deux camps opposés parvenaient parfois, bien qu'avec des objectifs opposés, à des conclusions identiques mais erronées. On en trouve un bon exemple à la fin du XIXe siècle dans la légende alors communément admise selon laquelle la franc-maçonnerie aurait organisé en sous-main la Révolution française[12]. Depuis, l'historiographie maçonnique a pu se développer et donner naissance à une discipline autonome, la maçonnologie[11], consacrée à une étude élargie de l'univers culturel et intellectuel très varié que constitue la franc-maçonnerie. Cette recherche est confrontée à la masse imposante de la production interne, principalement composée de travaux personnels qui sont révélateurs de l'imaginaire et de la variété des conceptions individuelles des francs-maçons mais qui font rarement preuve d'une grande rigueur épistémologique[12]. Elle est parfois également compliquée par des luttes d'influences entre obédiences et conceptions divergentes. Ainsi, en ce qui concerne l'étymologie même des mots français « franc-maçon » et « franc-maçonnerie », des auteurs anciens, tels qu'Oswald Wirth, ont pu accréditer à leur époque l'idée d'une origine française, indépendante de l'origine britannique et liée à l'existence de franchises pour les maçons du Moyen Âge. Or si de telles franchises ont bien existé, l'usage de l'expression « franc-maçon » n'est pas pour autant attesté avant les années 1730 où il apparaît par traduction de l'anglais free-mason, notamment dans le discours de Ramsay imprimé en 1737, qui écrit en français dans le même texte « Francs-Maçons », « Francsmaçons », et « l'Ordre des Free-Maçons ». La franc-maçonnerie offre à l'historien de nombreux documents (correspondances, manuscrits, diplômes, gravures, caricatures, articles de journaux, imprimés). Elle a produit également un grand nombre d'objets rituels (tabliers maçonniques, tableaux de loge, vaisselle, médailles commémoratives, etc.), mais également de la vie courante (montres, pipes, tabatières, sujets en faïence) exposés au public dans plusieurs musées ou expositions permanentes[11]. Origines légendaires[modifier] Bien que les premières véritables loges de francs-maçons, distinctes des corporations, soient apparues au XVIIe siècle, en Écosse[3], la franc-maçonnerie a toujours ajouté à cette origine historique une origine légendaire et symbolique plus ancienne, support du travail initiatique de ses membres. Les premiers francs-maçons positionnaient symboliquement cette origine mythique aux origines de la maçonnerie elle-même (comprendre aux origines de l'art de bâtir). Dans un siècle où les travaux de la paléontologie n'existaient pas encore, il fut tout naturel pour eux de placer cette origine à l'époque d'Adam (le premier homme, selon la conception de l'époque), à celle de Noé (construction de l'arche et religion première) ou, beaucoup plus fréquemment, à celle de la construction du temple de Salomon par l'architecte Hiram Abif. Vers 1390 déjà, le « Manuscrit Régius », qui décrivait les usages des maçons anglais, plaçait emblématiquement leur corporation sous l'égide d'Euclide et de Pythagore, pères de la géométrie, et sous la protection du roi Athelstan d'Angleterre[13]. En 1736, en France, le chevalier de Ramsay rattache la franc-maçonnerie aux Croisés[14]. D'autres, un peu plus tard, transformeront cette référence en une référence symbolique au Saint-Empire romain germanique, ou à l'Ordre du Temple (en Allemagne, en Angleterre et en France). Suite à la parution en France du Séthos de l'abbé Jean Terrasson en 1731 puis à la redécouverte de l'Égypte antique par les occidentaux, c'est tout naturellement que certains rituels maçonniques déplacèrent l'origine symbolique à l'époque de la construction des pyramides[15]. Au milieu du XIXe siècle romantique enfin, à l'occasion de la redécouverte de l'héritage du Moyen Âge, le mythe maçonnique renforça tout aussi naturellement ses références à la construction des cathédrales. Derrière toutes ces apparentes modifications symboliques se détache clairement une constante : la franc-maçonnerie s'est toujours placée sous le patronage symbolique de tous ceux qui firent progresser, tout au long de l'histoire, l'art de bâtir et les valeurs dont elle se réclame. Fondation des premières loges[modifier] Article détaillé : Loge maçonnique. Marques de maçons, Rosslyn Chapel, Écosse Une loge maçonnique est une structure locale regroupant typiquement quelques dizaines de francs-maçons. La plus ancienne loge maçonnique connue dont on puisse clairement établir qu'elle était structurellement distincte de la corporation locale de maçons opératifs (à laquelle elle restait cependant adossée) fut celle de Mary's Chapel, fondée en 1599 sous l'autorité de William de Saint Clair, à Édimbourg en Écosse[3]. Comme elle, la plupart des toutes premières loges maçonniques distinctes des corporations sont écossaises et créées sous le régime des statuts Schaw. Elles sont jalouses de leur indépendance et pratiquent : * soit l'ancienne cérémonie d'admission datant des corporations et connue sous le nom de « Rite des Anciens Devoirs » * soit, à partir des années 1630 et en milieu presbytérien, un rituel d'initiation fort simple, parfois désigné sous le nom de « Rite du Mot de maçon »[16],[17]. Ce rituel comporte la transmission d'un « secret », à l'origine composé uniquement d'une poignée de main et de deux mots de passe[18]. Ces deux rites sont comparables à ceux qu'on peut trouver dans d'autres corporations ou confréries de métiers de l'époque, telle que, par exemple, celle des francs-jardiniers[19]. Toutefois, la prééminence donnée dans la société de l'époque au métier de maçon, leur réputation et celle de leur rituel attirèrent dans leurs rangs, surtout à partir de 1670, d'assez nombreux gentilshommes et bourgeois. Assez souvent ceux-ci, après avoir reçu l'initiation maçonnique, continuaient à se passionner pour le sujet mais fréquentaient assez peu les réunions ordinaires de leurs loges[3]. Avant la fin du XVIIe siècle, il y eut également une trentaine de loges en Angleterre. Sir Robert Moray fut initié à Newcastle le 20 mai 1641 et le célèbre savant Elias Ashmole dans la loge de Warrington, Lancashire, le 16 octobre 1646. D'après son journal, ce dernier continua à s'intéresser à la franc-maçonnerie mais ne retourna en loge que quelque vingt ans plus tard. Les loges maçonniques britanniques de la fin du XVIIe siècle rassemblent essentiellement des citadins de condition modeste, des artisans et des petits commerçants. Elles n'ont presque plus de liens avec le métier de maçon et ressemblent beaucoup aux sociétés amicales comme celles des francs-jardiniers ou des Odd Fellows. Leur objet principal est la bienfaisance et l'entraide mutuelle, à une époque où il n'existe pas de protection sociale publique. Elles aident leurs membres malades ou privés d'emploi, participent aux frais de leurs obsèques et assistent si besoin leurs veuves ou leurs orphelins[20]. Les cérémonies et rituels de l'époque sont fort simples. La Loge d'Alnwich fut fondée en 1701 et celle de York en 1705. La manière exacte dont les loges « spéculatives » (c’est-à-dire philosophiques) se sont séparées des loges « opératives » (de métier) reste mal connue et demeure un sujet de recherche et de débats entre les spécialistes. L'hypothèse, dite « théorie de la transition », selon laquelle les loges opératives anglaises se seraient progressivement transformées en loges spéculatives au cours du XVIIe siècle en Angleterre, n'est plus aujourd'hui soutenue par les historiens. Il semblerait qu'en Écosse, à l'époque en guerre contre l'Angleterre, les loges de type opératif organisées selon les statuts Shaw aient admis en leur sein quelques personnages n'appartenant pas au métier. Ils y faisaient figure de membres honoraires et n'assistaient presque jamais aux réunions. Un peu plus tard, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, de nombreux aristocrates écossais fréquentent, parmi d'autres clubs, des loges maçonniques dans lesquelles les maçons de métier sont rares[21]. À la même époque en Angleterre, il n'existait déjà plus aucune organisation de maçons opératifs. Le lien entre les deux types de maçonnerie pourrait donc avoir été établi par l'intermédiaire des sociétés amicales, jointe à l'influence d'aristocrates écossais jacobites[21] puis d'intellectuels tels que Robert Moray, Elias Ashmole ou James Anderson, initiés dans des loges d'origine écossaise mais exerçant leur activité en Angleterre[22],[23]. Fondation des premières Grandes Loges[modifier] Article détaillé : Obédience maçonnique. La taverne « Goose & Gridiron », à Londres. Une Grande Loge est un regroupement de plusieurs loges. Le 24 juin 1717, jour de la fête de la Saint Jean, quatre loges londoniennes (« L’Oie et le Grill », « Le Gobelet et les Raisins », « Le Pommier » et « La Couronne ») se réunirent dans la taverne à l'enseigne « The Goose and Gridiron » et formèrent la première Grande Loge, la « Grande Loge de Londres et de Westminster »[24]. Ce groupe sera plus tard appelé, informellement, les « Moderns ». Il s'appuiera sur les constitutions publiées en janvier 1723 par le pasteur écossais presbytérien James Anderson avec l'appui du pasteur et scientifique anglican Désaguliers et opèrera une synthèse entre la maçonnerie anglicane du « Rite des Anciens Devoirs » et la maçonnerie d'origine calviniste du « Rite du Mot de maçon », substituant à ces deux rattachements confessionnels un rattachement plus vaste au concept de « religion naturelle »[17] qu'il encadre toutefois par ses références à la « Sainte Trinité ». Tableau des loges de la Grande Loge de Londres vers 1735. C'est dans une large mesure[25] à partir de cette Grande Loge que la franc-maçonnerie se répandit en une vingtaine d'années dans toute l'Europe puis progressivement dans l'ensemble des colonies européennes, en Amérique d'abord, puis en Australie, en Afrique et en Asie. Des loges furent notamment fondées en Russie (1717), en Belgique (1721), en Espagne (1728), en Italie (1733), en Allemagne (1736)[26]. De nouvelles Grandes loges apparurent par la suite: la Grande Loge d'Irlande (1725), la Grande Loge d'Écosse (1736) ou la Grande Loge de France (1738[27]). Quelques années plus tard autour de la Loge de York puis autour d'autres loges londoniennes, une autre Grande Loge anglaise, sous le nom de Grand Lodge of Ancient Masons, se forma et s'opposa à la première, à laquelle elle reprochait d'avoir déchristianisé le rituel. Elle s'appuiera sur les constitutions de Laurence Dermott (Ahiman Rezon - 1751) et inspirera à son tour un certain nombre de loges en dehors du Royaume-Uni[28], ainsi que dans les colonies d'Amérique du Nord. À l'époque des guerres napoléoniennes et du premier affrontement des empires européens, les deux Grandes Loges britanniques se rassemblèrent en 1813 autour d'une nouvelle obédience, nommée Grande Loge unie d'Angleterre (United Grand Lodge of England) dans un « Traité d'Union » d'inspiration plus « ancienne » que « moderne ». Dans le même temps, l'empereur Napoléon Ier imposait en France la réorganisation de la franc-maçonnerie autour du Grand Orient de France et d'une orientation plus proche de celle des « modernes »[29]. Développement des différents rites maçonniques[modifier] Article détaillé : Rite maçonnique. Un rite maçonnique est un ensemble cohérent de rituels et de pratiques maçonniques. Au XVIIe siècle, les rituels maçonniques, beaucoup plus simples que ceux du siècle suivant, n'étaient pas censés être écrits et n'étaient jamais imprimés. Ils ne sont plus connus de nos jours que grâce à un très petit nombre de notes manuscrites ayant échappé à la règle et au temps, ainsi que par quelques anciennes divulgations. L'étude de ces documents montre qu'ils évoluèrent assez considérablement au fil du temps[30]. Plat maçonnique en Faïence France, XVIIIe siècle Au XVIIIe siècle, après la réorganisation des pratiques consécutives à la fondation des premières Grandes Loges, les Ancients et les Moderns pratiquent de nouveau des rituels assez similaires, qui ne se distinguent que par un assez petit nombre de points remarquables, tels que la place de certains éléments symboliques, la manière de transmettre les mots de passe, ou une référence plus ou moins importante à la religion chrétienne. Cependant, dès les années 1740, on voit apparaître de nouvelles divergences, à côté des rituels traditionnels des trois premiers degrés, sous la forme de plusieurs centaines de rituels de degrés additionnels dits de « hauts grades » dont beaucoup n'étaient que des variantes les uns des autres, ou restèrent à l'état de projets, ou ne furent en réalité jamais vraiment pratiqués. Cette multiplication des rituels maçonniques aboutit à diverses initiatives visant à normaliser les pratiques et à les rassembler en ensembles cohérents et stables : les rites maçonniques. Les plus connus à travers le monde sont le Rite émulation, le Rite écossais ancien et accepté, le Rite d'York et le Rite Français. Un peu plus d'une dizaine d'autres, d'ancienneté et de notoriété extrêmement diverses, sont pratiqués à travers le monde. Les différences entre tous ces rites sont généralement minimes en ce qui concerne les trois degrés fondamentaux de la franc-maçonnerie, et ne deviennent substantielles qu'au niveau des degrés additionnels et facultatifs parfois nommés « hauts-grades ». Organisation[modifier] La franc-maçonnerie est organisée en loges, qui sont les groupes fondamentaux, les seuls qui disposent du pouvoir essentiel en franc-maçonnerie : celui d'initier de nouveaux membres. Ces loges sont elles-mêmes regroupées en obédiences qui sont des fédérations de loges (ou ateliers) ou de rites. Enfin, l'expression « Ordre maçonnique » désigne l'idéal d'une franc-maçonnerie universelle. Cette organisation en loges et ordres fut largement copiée par la suite par un grand nombre d'organisations non-maçonniques, principalement au Royaume-Uni et aux États-Unis, comme les nombreuses sociétés amicales ou le B'nai B'rith. Les deux branches principales[modifier] Article détaillé : Régularité maçonnique. Franc-maçon anglais au XIXe siècle Bien qu'il existe un nombre important d'obédiences maçonniques, toutes très différentes dans leurs pratiques et leurs conceptions, on peut néanmoins tenter de les répartir en deux branches principales. Si on devait nommer ces deux branches de la franc-maçonnerie, on pourrait leur donner le surnom approximatif, et quelque peu réducteur, de branches libérale et traditionnelle. * La branche traditionnelle est la branche la plus répandue dans le monde. Elle regroupe surtout les obédiences qui s'intitulent « régulières », c'est-à-dire qui se réfèrent aux usages anciens (« Anciens Devoirs »), codifiés au cours du temps dans différentes listes de « règles » ou de « landmarks ». Elle a comme caractéristique principale de ne pas traiter de sujet politique ou religieux, et donc de question se rapportant à la construction de la société. Cette branche « traditionnelle » peut à son tour être séparée en deux groupes : o Le groupe « principal » (mainstream) est numériquement de loin le groupe le plus important dans le monde. Il est composé par l'ensemble des Grandes Loges qui sont reconnues comme « régulières » entre elles et par la Grande Loge unie d'Angleterre (United Grand Lodge of England) et qui la considèrent en retour comme la Grande Loge mère de toutes les obédiences régulières. La Grande Loge Unie d’Angleterre n’a pas d’autre action directe sur le plan international que celle d’accorder, refuser ou retirer sa "reconnaissance" mais le soin scrupuleux que met cette obédience à respecter et à faire respecter les principes qu'elle a été la première à codifier en 1929 dans les 8 « principes de base pour la reconnaissance par elle des autres grandes loges »[31], parfois aussi appelés « règle en 8 points », donne à ses « reconnaissances » en ce domaine un poids et un prestige particuliers. o L'ensemble des autres obédiences traditionnelles qui, tout en respectant les Anciens Devoirs, ne sont pas reconnues par le groupe principal pour diverses autres raisons, telles que la préférence accordée à une autre obédience régulière dans le même pays, ou le refus de reconnaître certaines obédiences reconnues par le courant « Mainstream » qui pratiquent la ségrégation religieuse (en Scandinavie). En Europe, onze de ces obédiences se reconnaissent entre elles au sein d'un groupe international d'obédiences dénommé Confédération des Grandes Loges Unies d'Europe (GLUE). * La branche libérale qui s'intitule parfois « adogmatique » (parce qu'elle n'impose aucune croyance particulière et accepte les athées) poursuit la tradition d'ouverture et de tolérance de la Grande Loge d'Angleterre dite des Moderns d'avant 1813. Elle refuse de reconnaître celles des grandes loges traditionnelles qui pratiquent la ségrégation religieuse (grandes loges exclusivement chrétiennes de Scandinavie). Les travaux de ses loges sont spirituels, sociaux voire politiques pour les obédiences les plus libérales. Le Grand Orient de France, né en 1773 et descendant des premières loges françaises de 1728 est aujourd'hui l'obédience la plus ancienne de cette branche. La Maçonnerie Libérale est composée d'obédiences masculines, mixtes et féminines. Des accords les lient souvent entre elles, mais pas toujours. Le schisme de 1877[modifier] Article détaillé : Querelle du Grand Architecte de l'Univers. Il fut une époque où le Grand Orient de Belgique, le Grand Orient de France et la Maçonnerie anglo-américaine se reconnaissaient mutuellement. Mais la plupart des obédiences régulières cessèrent leurs relations avec eux à la suite de querelles concernant l'admission de non-croyants parmi les francs-maçons. En Belgique, le conflit entre l'Église catholique romaine et la franc-maçonnerie amena le Grand Orient de Belgique à supprimer de ses rituels et documents toute mention du Grand Architecte de l'Univers dès 1875. En France, dans une situation similaire qui voyait l'Église catholique, alors très majoritaire, condamner avec vigueur à la fois la franc-maçonnerie et les institutions républicaines de la France[32], le Grand Orient de France commença par renoncer en 1877 à l'obligation, pour ses membres, de croire « en Dieu et en l'immortalité de l'âme ». Dix ans plus tard, il rendit facultative la référence au Grand Architecte de l'Univers dans ses rituels. Il les expurgea aussi en très grande partie des symboles et enseignements relevant d'une transcendance judéo-chrétienne[33]. Suite à ces évolutions, la Grande Loge unie d'Angleterre, après plusieurs requêtes et démarches, le déclara irrégulier de par le monde[34]. Elle fut au fil du temps suivie dans cette démarche par toutes les autres obédiences de son groupe et cette situation est toujours d'actualité aujourd'hui. Toutefois, une étude américaine récente a démontré que le Grand Orient de France avait déjà commencé à perdre la reconnaissance de certaines Grandes Loges des USA dès 1869 pour d'autres raisons, liées à la politique raciale de ces grandes loges, et qu'inversement, il conserva des relations de reconnaissance avec 12 autres Grandes Loges américaines après 1918[35]. Par pays[modifier] Pour les précisions relatives à un pays donné, voir les : articles détaillés dédiés à chaque pays. Nombre de francs-maçons dans le monde[36]. Dès son origine, la franc-maçonnerie vit le paradoxe de proclamer une recherche d'universalisme, tout en existant sous des modes extrêmement différents selon les époques et les pays. En 2005, elle comptait entre 2 et 4 millions d'adhérents dans le monde[37], contre 7 millions dans les années 1950. Cette baisse d'effectifs a touché principalement la maçonnerie anglo-américaine dont les effectifs avaient presque doublé dans les dix années qui suivirent la Seconde Guerre mondiale avant de diminuer progressivement de plus de 60 % au cours des cinquante années suivantes[38]. En Europe continentale, les effectifs avaient considérablement diminué après l'Occupation et n'avaient pas connu une augmentation comparable dans les années 1950. Ils sont actuellement plutôt en hausse. Tombe maçonnique à Pilgrim's Rest en Afrique du Sud Dans la plupart des pays d'Europe, c'est la franc-maçonnerie ouverte aux athées (et dite « libérale ») qui prédomine. Au Canada, elle est assez marginale et elle est quasi-inexistante aux États-Unis, où les rares loges libérales sont principalement fréquentées par des européens résidents ou de passage. Tout le reste du monde tend plutôt à suivre la branche anglo-américaine mainstream. Dans certains pays, toutefois, les deux mouvements coexistent, soit dans une relation amicale de compréhension mutuelle (en particulier dans certaines régions où la franc-maçonnerie, toutes tendances confondues, a été particulièrement persécutée), soit avec des rapports plus tendus. Pratiques[modifier] Les pratiques varient dans leurs détails suivant le rite suivi par la loge. Toutefois, il existe d'assez nombreuses constantes: Recrutement[modifier] Si la cooptation est de coutume en franc-maçonnerie, chacun est cependant libre de déposer sa candidature. Les sites web de certaines obédiences précisent les démarches à suivre. Si on connaît l'adresse d'une loge particulière, il est également possible de lui écrire. En pratique, il y a peu de candidatures spontanées : la plupart des postulants connaissent un membre de la loge qui leur a proposé de les instruire sur la démarche maçonnique et de parrainer leur candidature. Cependant le processus d'admission est le même pour tous et prend du temps. Il faut être majeur ainsi que libre et de bonnes mœurs pour devenir franc-maçon. Si cette Liberté visait autrefois à exclure l'esclave, son interprétation évolua rapidement au sens de libre de tout préjugé, ouvert à une remise en question de soi. Être « de bonnes mœurs » se traduit aujourd'hui, entre autres, par l'examen du casier judiciaire. Une fois la candidature introduite, le postulant aura une entrevue avec le vénérable de la Loge, puis, s'il n'y a pas de vote négatif, enquêté par différents membres de la loge (en général trois) pour évaluer si sa démarche est honnête, sincère, murie et motivée, et si elle s'adresse à la loge la plus susceptible de répondre à sa quête spirituelle. En fonction de leurs landmarks, certaines obédiences de la branche traditionnelle exigent que le candidat soit chrétien (Grande Loges scandinaves), d'autres ne lui demandent que d'affirmer sa foi en Dieu, d'autres enfin se bornent à exiger de lui qu'il accepte l'existence d'un « Être Suprême », ou d'un « Principe supérieur ». Dans les obédiences libérales, aucune croyance particulière n'est exigée. Au terme de la procédure, et dans la plupart des rites à l'issue d'une audition sous le bandeau devant la loge réunie, celle-ci décide en toute souveraineté d'initier — ou non — un nouveau membre. En cas de refus, le ou les parrains aident le candidat refusé à analyser ce refus. À moins d'un motif grave, une nouvelle demande peut être introduite au bout d'une période de maturation. On dit parfois de ce candidat qu'il s'est fait blackbouler, le vote des membres de la loge se faisant traditionnellement à l'aide de boules blanches et noires. Un franc-maçon peut à tout moment se mettre « en sommeil » – c'est-à-dire cesser de participer aux activités tout en continuant de payer sa cotisation, appelée capitation– ou présenter sa démission. Un franc-maçon qui a démissionné de manière régulière peut, ultérieurement, solliciter sa réintégration. Les maçons aiment dire que la difficulté d'y entrer et la facilité d'en sortir font de la franc-maçonnerie tout le contraire d'une secte. Initiation[modifier] Rituel d'initiation. Gravure anglaise, 1809 Une fois le candidat accepté par la loge, il est initié au cours d'une cérémonie particulière. Celle-ci peut être légèrement différente selon les rites, mais son déroulement consiste toujours en une série d'épreuves qui mènent symboliquement l'impétrant d'un état d'obscurité, d'aliénation et d'enfermement à un état d'illumination, d'ouverture et de liberté. Les outils du grade, ainsi que les premiers signes de reconnaissance, lui sont alors enseignés et le profane devient apprenti. Statut des membres[modifier] Dans cette société initiatique, les frères et sœurs sont d'abord « apprentis » avant de passer « compagnons » puis d'être élevés à la « maîtrise ». Durant tout le temps où le nouveau membre sera apprenti, il ne lui sera pas permis de prendre la parole au sein de la loge : il devra seulement écouter, afin de s'imprégner de l'esprit des tenues. À ces trois degrés fondamentaux s'ajoutent différents systèmes facultatifs de « hauts grades » échelonnés sur un nombre variable de degrés additionnels (trente trois degrés au Rite écossais ancien et accepté, sept au Rite écossais rectifié, six au Rite Opératif de Salomon et jusqu'à 93 et 99 dans certains rites égyptiens). Dans les systèmes où ils sont nombreux, seuls quelques-uns de ces grades sont réellement pratiqués lors des tenues. Une loge est encadrée par les « cinq lumières » : le vénérable maître-en-chaire (ou président), le premier surveillant, le second surveillant, l'orateur (dans les rites d'origine française) et le secrétaire. Il existe aussi d'autres « officiers » occupant des fonctions (offices) spécifiques. Celles-ci n'ont aucun rapport avec le grade ou degré (hormis qu'il faille être maître). Les officiers sont généralement élus chaque année par les maître de la loge. Suivant les loges, les fonctions sont reconductibles deux ou trois ans, après élection. Les tenues[modifier] Les francs-maçons se réunissent dans des temples où les réunions, appelées tenues, se déroulent selon le rituel adopté par l'atelier, le rite ou l'obédience. Les maçons portent un tablier et des gants blancs, les officiers sont en outre munis d'objets symboliques (maillet, glaive…). Les tenues sont présidées par le Vénérable Maître-en-chaire. Toujours rituelles au rite émulation, et souvent rituelles dans les autres rites, les agapes sont censées être le prolongement naturel et obligatoire de la tenue. Banquet maçonnique, France, vers 1840. Certaines tenues sont consacrées à des événements particuliers : ouverture de la loge en début d'année, installation du collège des offcier, initiation de profane, passage au grade de Compagnon, élévation au grade de Maître, banquet rituel – parfois nommé banquet d'ordre – aux solstices d'hivers et d'été, élections de fin d'année, etc. On trouve aussi d'autres cérémonies maçonniques rituelles qui ne sont pas des « tenues » en ce sens que les assistants ne sont pas nécessairement francs-maçons. Elles ont lieu notamment à l'occasion d'événements particuliers (décès, reconnaissance conjugale, anniversaires maçonniques, cérémonies commémoratives). Les travaux dans les traditions d'origine française[modifier] Dans les traditions d'origine française, les membres de la loge présentent à tour de rôle, pendant la tenue, des travaux de réflexion symboliques, philosophiques, sociaux ou d'actualité nommés morceaux d'architecture ou plus communément « planches » qui sont ensuite discutés au sein de la loge. Dans les traditions d'origine britannique, ces exposés, lorsqu'ils existent, sont le plus souvent présentés en dehors des tenues rituelles. Une des particularités de la discussion en tenue est qu'elle repose sur une procédure codifiée : * On demande la parole à un surveillant ; * Le surveillant transmet la demande au vénérable, qui la donne ou la refuse ; * Le surveillant répercute la consigne du vénérable et donne la parole à celui qui la demande ; * On s'exprime sans engager de dialogue avec le conférencier, en s'adressant au vénérable et à l'ensemble de l'assemblée, avec courtoisie en respectant le point de vue des autres ; * On n'interrompt en aucun cas celui qui a la parole et on ne manifeste en aucune manière son approbation ou sa désapprobation tant qu'on n'a pas obtenu la parole pour ce faire. Des conférences nommées « tenues blanches », auxquelles peuvent participer des non-maçons sont aussi parfois organisées: * « Tenues blanches fermées »: Le conférencier, et lui seul, n'est pas franc-maçon. * « Tenues blanches ouvertes »: L'assistance n'est pas composée exclusivement de francs-maçons. Personnalités franc-maçonnes[modifier] De très nombreuses personnalités ont appartenu à la franc-maçonnerie[39]. Pour n'en présenter que dix parmi les plus connues et les plus souvent citées, on peut mentionner Benjamin Franklin, Voltaire, initié quelques semaines avant sa mort, Frédéric II, Goethe, Mozart, George Washington, Jules Ferry, Théodore Roosevelt, Simon Bolivar ou le duc de Kent. Valeurs et objectifs affichés[modifier] La maçonnerie revendique un certain nombre de valeurs. Ses membres s'estiment ainsi liés par des idéaux, tant éthiques que métaphysiques. Croyances religieuses[modifier] L'esprit de tolérance fait partie des valeurs affichées par la franc-maçonnerie. La spiritualité étant omniprésente autant dans le symbolisme que dans la démarche philosophique sur laquelle repose l'ensemble de la franc-maçonnerie, la très grande majorité des loges (sauf en France qui est une exception) requiert la croyance en un « Être Suprême » ou « Grand Architecte de l'Univers ». Mais le terme de « Grand Architecte » peut être interprété de façon très diverse d'une loge à l'autre. Il est parfois entendu de manière symbolique, en incluant des visions traditionnelles de « Dieu » ou de la Nature, dans le sens de Baruch Spinoza et Goethe, ou des visions athées de « réalité ultime », ou d'unité cosmique comme on peut en trouver dans certaines religions orientales et dans l'idéalisme occidental. D'autres loges, principalement nord-américaines, récusent les acceptions dérivées des religions naturalistes et humanistes. Depuis le début du XIXe siècle, certaines obédiences ont des exigences religieuses supplémentaires, comme le théisme ou la croyance en l'immortalité de l'âme. La franc-maçonnerie qui prédomine en Scandinavie accepte uniquement les chrétiens. Dans les branches dérivées de la franc-maçonnerie dite "libérale", cette croyance en un « Être Suprême » est facultative et les agnostiques ou les athées sont acceptés sans problème, ce qui est devenu la principale cause des mésententes entre les obédiences traditionnelles et libérales. Place de la femme[modifier] Article détaillé : Femmes en franc-maçonnerie. La position de la femme dans la franc-maçonnerie est complexe. Ainsi selon le dictionnaire des symboles : « La Franc-maçonnerie serait à ranger parmi les initiations polaires masculines ; d'où les difficultés rencontrées pour résoudre le problème, diversement tranché selon les obédiences, de l'admission des femmes aux mystères maçonniques[40] » Réception d'une jeune femme dans une loge d'adoption du Premier Empire. De nombreuses initiations de femmes eurent lieu en France au XVIIIe siècle où des loges dites d'adoption furent créées dès 1740[41], puis rassemblées sous l'égide du Grand Orient de France. Frères et Sœurs procédaient parfois à des tenues communes. Après la Révolution, ces loges d'adoption se recréèrent sous l'Empire en perdant toutefois le caractère indépendant voire frondeur qu'elles avaient eu au XVIIIe siècle. Il fallut attendre la fin du XIXe siècle pour voir en 1882 une loge de la Grande Loge symbolique écossaise initier Maria Deraismes, journaliste et militante féministe. Celle-ci fondera par la suite l'obédience mixte internationale du Droit humain. De nos jours, dans la plupart des pays européens, les femmes peuvent rejoindre des obédiences mixtes ou exclusivement féminines, les plus anciennes étant l'Ordre maçonnique mixte international Le Droit humain, fondé en 1901 et l’Order of Women Freemasons (OWF), fondé en 1908 par une scission du Droit Humain. Les obédiences libérales reconnaissent généralement les loges mixtes et féminines. Certaines reconnaissent les loges féminines et acceptent la présence de femmes dans leurs loges, mais ne les initient pas. Le Grand Orient de France appartenait à ce groupe jusqu'à son assemblée générale annuelle (dite convent) de 2010, où il a été constaté que rien ne s'opposait à l'initiation des femmes sur un plan réglementaire[42],[43],[44],[45]. La franc-maçonnerie de la branche traditionnelle, en revanche, ne reconnaît formellement aucun groupe acceptant les femmes, bien que dans de nombreux pays des relations informelles ou des coopérations ponctuelles puissent exister. C'est ainsi par exemple que la Grande Loge unie d'Angleterre considère depuis 1999[46] que certaines obédiences féminines (principalement HFAF et OWF), respectant une stricte non-mixité, doivent être vues comme faisant partie de la Franc-maçonnerie, sans pouvoir être reconnues officiellement dans un traité autorisant des visites mutuelles[47]. En Amérique du Nord (États-Unis et Canada), il est plus commun que les femmes ne rejoignent pas la franc-maçonnerie directement mais via des associations distinctes, comportant leurs propres traditions et leurs propres rituels, comme the Order of the Eastern Star ou Daughters of the Nile qui fonctionnent de concert avec les loges maçonniques traditionnelles. Bien que l'Amérique du Nord suive généralement l'Angleterre sur de nombreux points, c'est sur ce continent que se concentre aujourd'hui principalement la résistance à la reconnaissance des femmes francs-maçonnes. Symbolique[modifier] La franc-maçonnerie « symbolique » ou « bleue », celle des trois premiers degrés de l'initiation, emprunte beaucoup de ses symboles à l'art de bâtir pratiqué par les constructeurs des cathédrales au Moyen Âge qu'elle considère comme ses prédécesseurs et dont elle a hérité la notion même de loge, l'endroit où se réunissent les ouvriers. À ce titre, la franc-maçonnerie ou Art royal a des points communs avec le compagnonnage et partage avec lui des symboles et valeurs. Les francs-maçons se disent spéculatifs (du latin speculare, réfléchir) par rapport aux compagnons-maçons qu'ils qualifient d'opératifs. L'équerre et le compas, le maillet et le ciseau, le niveau et le fil à plomb, la règle et le levier, la truelle et bien d'autres symboles appartiennent à cette tradition. Quant au personnage d'Hiram et au mythodrame qui le présente comme l'architecte du temple de Salomon, il opère une rupture avec la tradition opérative et amorce une transition avec des thèmes symboliques explorés aux degrés suivants comme l'alchimie, la kabbale et la tradition chevaleresque. Mozart, lui-même franc-maçon, dans son opéra : La Flûte enchantée, fait usage du symbolisme de la franc-maçonnerie[48]. Ésotérisme[modifier] Bien qu'elle ne propose pas à proprement parler une doctrine qui serait cachée aux non-initiés, la franc-maçonnerie est parfois considérée comme ésotérique dans sa pratique, dont certains aspects ne sont généralement pas révélés au public. Plusieurs raisons ont été invoquées pour expliquer ces « secrets » : * La maîtrise des pratiques tenues secrètes (par exemple la maîtrise de certaines gestuelles) sert de moyen de reconnaissance entre les francs-maçons. * La franc-maçonnerie utilise, pour explorer les problèmes éthiques, un système d'initiation par degrés qui ne peut se concevoir qu'au moyen d'un enseignement et d'une révélation progressive. * Elle s'est développée à un moment où le souvenir des guerres de religion et des persécutions religieuses étaient encore très présent dans les mémoires, et où il valait mieux se cacher pour parler librement de sujets sensibles. Toutefois, les rituels maçonniques et les signes de reconnaissance ayant été publiés depuis longtemps[49], certains considèrent qu'il n'y aurait plus aucun secret à découvrir en franc-maçonnerie en dehors de ceux que constituent, selon les adeptes, la « magie du vécu » et l'élaboration lente d'une compréhension intime du processus initiatique maçonnique, incommunicables par nature à qui ne les a jamais expérimentées. La franc-maçonnerie se présente donc aujourd'hui plus souvent comme une société « discrète » que comme une société « secrète ». Chaque maçon est libre de se dévoiler mais ne peut dévoiler un autre maçon vivant. Critiques et oppositions[modifier] Articles détaillés : antimaçonnisme et articles détaillés dédiés à chaque pays. La franc-maçonnerie a fait l'objet de nombreuses critiques et oppositions aux motifs très variables selon les époques et les pays, qui peuvent se regrouper en trois grands thèmes, par ordre d'apparition historique: * Les critiques religieuses * Les critiques politiques * Les scandales liés au monde des affaires Certains auteurs[50] parlent de « maçonnophobie », bien que ces oppositions soient habituellement regroupées sous les termes génériques d'antimaçonnisme. Critiques religieuses[modifier] Statutairement, la franc-maçonnerie a toujours été ouverte aux membres de toutes les religions[51]. En revanche, elle a, dès le départ, fait l'objet de critiques d'origines religieuses très diverses selon les pays puisqu'elles dépendent des pratiques religieuses et maçonniques spécifiques à chacun d'entre eux. Il est cependant possible d'identifier quelques grandes lignes communes. Critiques catholiques[modifier] La principale opposition religieuse date des origines de la franc-maçonnerie et provient de l'Église catholique qui considère qu'elle propage le relativisme en matière religieuse, c'est-à-dire l'idée selon laquelle aucune religion ne serait plus vraie que les autres. « (Pour le franc-maçon), la ferme adhésion à la vérité de Dieu révélée dans l'Église devient une simple appartenance à une institution considérée comme une forme particulière d'expression, à côté d'autres formes d'expression, plus ou moins également possibles et valables par ailleurs, de l'orientation de l'homme vers ce qui est éternel[52]. » Couverture d'un des fascicules du Canular de Taxil. Par ailleurs, quelques auteurs catholiques du XIXe siècle ont également condamné l'ensemble de la franc-maçonnerie au motif de pratiques théurgiques qu'ils considéraient représentatives. C'est dans le même contexte qu'est apparu le célèbre Canular de Taxil. La première condamnation de la franc-maçonnerie par l'Église catholique tombe en 1738 avec la bulle du pape Clément XII In eminenti apostolatus specula . Elle est reprise par plusieurs de ses successeurs, dont le pape Benoît XIV dans l'encyclique Providas et Léon XIII dans l'encyclique Humanum Genus. En 1917, le code de droit canonique déclare explicitement que l'appartenance à une loge maçonnique entraîne l'excommunication automatique. Sous le pape Jean XXIII une tentative de compréhension du phénomène maçonnique est entreprise[53]. Dans les années 1970, particulièrement en France, des tentatives de réconciliation entre l'église catholique et la franc-maçonnerie voient le jour[54]. Le code révisé de 1981 ne cite plus explicitement la franc-maçonnerie parmi les sociétés secrètes condamnées par la loi canonique. Toutefois, le 26 novembre 1983, une déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi alors dirigée par Joseph Ratzinger (devenu depuis le pape Benoît XVI) réaffirme l'interdiction faite aux catholiques de rejoindre la maçonnerie sous toutes ses formes ou tendances. Le 2 mars 2007 le Vatican redit son opposition aux francs-maçons. « L'appartenance à la Franc-maçonnerie et à l'Église catholique sont incompatibles » aux yeux de l'Église, rappelle Mgr Gianfranco Girotti, régent du tribunal de la pénitencerie apostolique. Ce prélat souligne que « l'Église catholique a toujours critiqué la conception mystique propre à la franc-maçonnerie, la déclarant incompatible avec sa propre doctrine » et rappelle avec la Congrégation pour la doctrine de la foi que l'adhésion à une loge maçonnique demeure interdite par l'Église. Ceux qui y contreviennent sont en état de « péché grave » et ne peuvent pas avoir accès à l'eucharistie[55]. Critiques protestantes[modifier] Certaines Églises protestantes s'opposent également à la franc-maçonnerie. L'une des raisons avancées par les fondateurs d'une nouvelle Église, l'« Église méthodiste libre » en 1860, était qu'ils soupçonnaient l'Église méthodiste d'être influencée par les francs-maçons et les membres d'autres sociétés secrètes. L'Église méthodiste libre continue d'ailleurs à interdire à ses membres d'en faire partie. Récemment encore, la Southern Baptist Convention, la plus importante association baptiste des États-Unis, a déclaré elle aussi que l'appartenance à la franc-maçonnerie était incompatible avec ses croyances. Critiques musulmanes[modifier] Les critiques musulmanes à l'encontre de la franc-maçonnerie sont rares et historiquement récentes. Mais elles n'en demeurent pas moins épisodiquement virulentes. À ce titre, le 15 juillet 1978, une fatwa[56] est prononcée en Égypte par le Collège islamique de l'Université El-Azahar du Caire. Celle-ci prohibe formellement l'initiation maçonnique aux musulmans. Toutefois, de nombreux pays de traditions musulmanes comme le Maroc ou la Turquie n'ont pas intégré cette fatwa dans le cadre de leurs législations respectives. Oppositions politiques[modifier] La franc-maçonnerie a été l'objet de nombreuses attaques de partis politiques catholiques, d'extrême droite, antisémites, antiparlementaires, communistes, ou simplement anti-maçonniques, par exemple sous forme d'accusation de complot maçonnique. La plupart des pouvoirs totalitaires l'ont combattue. Aujourd'hui encore, elle est généralement très mal vue par les extrêmes de droite ou de gauche[57]. Réciproquement, le fait d'avoir tenu des propos extrémistes est incompatible avec l'entrée dans de nombreuses obédiences maçonniques de plusieurs pays. Oppositions monarchiques[modifier] Dans certaines monarchies, la franc-maçonnerie fut interdite pour des motifs politiques. À titre d'exemple, si les persécutions antimaçonniques d'Espagne, en 1740, puis du Portugal, en 1744, ont une origine plus probablement religieuse que véritablement politique, celles du XIXe siècle en Espagne sont liées à des problématiques politiques, notamment à l'engagement de nombreux francs-maçons en faveur de l'indépendance des colonies espagnoles d'Amérique du Sud[58]. Interdictions communistes[modifier] Bien que quelques communistes célèbres aient pu être francs-maçons à une période de leur vie, notamment en France, les partis communistes ont à partir des années 1920 majoritairement condamné la franc-maçonnerie, considérée comme étant d'origine bourgeoise. En 1922, les bolcheviks déclarent préparer une révolution mondiale. Pour Léon Trotski, l'appartenance à une loge maçonnique suppose la collaboration de classe, nécessairement contre-révolutionnaire, et donc incompatible avec le militantisme révolutionnaire : « La franc-maçonnerie est une plaie sur le corps du communisme français, qu'il faut brûler au fer rouge »[59]. Trotski demande à la direction du Parti communiste français de donner l'ordre à ses adhérents maçons de quitter leurs loges : « La dissimulation par quiconque de son appartenance à la franc-maçonnerie sera considérée comme une pénétration dans le parti d'un agent de l'ennemi et flétrira l'individu en cause d'une tache d'ignominie devant le prolétariat »[60]. Persécutions nazies[modifier] Monument à la mémoire de la loge clandestine « Liberté chérie » dans le camp de concentration d'Esterwegen Le Myosotis, parfois utilisé comme emblème maçonnique Le nombre de francs-maçons tués à l'époque nazie n'est pas exactement connu[61] mais les archives du Reichssicherheitshauptamt (RSHA, bureau du haut commandement des services de sécurité), démontrent que des persécutions de francs-maçons furent organisées bien que la plupart des quelque 600 loges et 70000 membres que comptait la franc-maçonnerie allemande vers 1933 aient tenté de survivre en composant avec le régime jusqu'au 17 août 1935, date de la dissolution des dernières loges[62]. Plus généralement à travers l'Europe, les historiens estiment que la plupart de ceux pour lesquels ces persécutions allèrent jusqu'à la déportation furent envoyés à la mort pour un ensemble de motifs (dont le plus souvent leur engagement dans les mouvements de résistance ou leur appartenance aux peuples exterminés par les nazis), et très rarement seulement au motif exclusif de leur appartenance maçonnique[63]. La loge belge « Liberté chérie » est connue pour avoir été fondée à l'intérieur du camp de concentration d'Esterwegen et y avoir fonctionné pendant environ un an. En 1948, le myosotis, cette petite fleur bleue appelée en allemand « Vergissmeinnicht » (« ne m'oubliez pas ») fut adoptée comme emblème par la Grande Loge Unie d'Allemagne à l'occasion de sa première conférence annuelle. Souvent représentée sous la forme d'un pictogramme, elle rappelle dans ce contexte particulier le souvenir de tous ceux qui ont souffert au nom de la franc-maçonnerie, surtout durant la période nazie[64]. Autres oppositions politiques[modifier] Dans certains pays où sont présentes des obédiences maçonniques qui s'engagent dans la réflexion politique, cet engagement a fait l'objet d'oppositions elles aussi politiques. C'est par exemple le cas en Belgique et en France au sujet des lois relatives à la laïcité ou à la contraception[65]. Critiques et scandales liés au monde professionnel[modifier] Pour les précisions relatives à un pays donné, voir les : articles détaillés consacrés à chaque pays. Certains[66] considèrent que la franc-maçonnerie n'est en fait qu'un vaste réseau social construit dans l'intérêt de ses membres. Des pratiques douteuses ont parfois impliqué des francs-maçons voire des loges entières, telle l'affaire des casseroles en France au début du XXe siècle, l'affaire Roberto Calvi ou celle de la Loge P2 dans l'Italie des années 1980.

Donnez-vous le moins bon à Dieu ?

Publié le 22/10/2011 à 10:58 par jesusrevientmaintenant Tags : belle amour chez coeur fond homme enfants histoire vie mort femmes dieu fleurs moi argent texte voiture jeux actualité
Donnez-vous le moins bon à Dieu ? - Jeremy Sourdril
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Dieu est un être spirituel, mais Dieu a toujours apprécié les choses matérielles que l'on peut lui offrir. Oui, cela peut vous surprendre mais il en est pourtant ainsi. Bien sûr, Dieu regarde toujours le coeur qui est derrière ce que vous allez lui donner, voilà pourquoi une petite pièce, si c'est tout ce que vous avez, plaira à Dieu, et si vous avez les moyens et que vous avez 10.000 pièces et que vous les lui donnez, cela lui plaira aussi.
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Jésus n'était pas aussi satisfait car les riches n'avaient pas donné assez d'argent !

 

41 Jésus, s'étant assis vis-à-vis du tronc, regardait comment la foule y mettait de l'argent. Plusieurs riches mettaient beaucoup.42 Il vint aussi une pauvre veuve, elle y mit deux petites pièces, faisant un quart de sou.

Parfois des gens disent, pour excuser leur radinerie envers Dieu, que cette petite veuve dans la Bible n'a donné que deux petites pièces et que cela a plu à Jésus plus encore que tous les riches qui avaient donné +. Mais en fait si Jésus n'était pas aussi satisfait des autres offrandes, c'est parce que les autres n'avaient pas donné assez !!!

 

43 Alors Jésus, ayant appelé ses disciples, leur dit : Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a donné plus qu'aucun de ceux qui ont mis dans le tronc;44 car tous ont mis de leur superflu, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre.

Ces riches n'avaient pas donné assez en fonction de ce qu'ils possédaient, mais ils avaient donné de leur superflu, alors que la veuve avait donné tout ce qu'elle avait !! Cela me rappelle l'histoire de cette autre veuve de Sarepta, qui donna son dernier gateau à l'homme de Dieu ! Il ne lui restait qu'une poignée de farine et un peu d'huile au fond d'une cruche ! Elle a donné à l'homme de Dieu tout ce qu'elle avait. Je suis convaincu que la veuve dont parla Jésus dans Marc 12 prospéra par cette offrande, car :

 

6 Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment.

Cette veuve n'a pas donné peu, elle a donné tout ce qu'elle avait, et cette offrande a du être multipliée. Ensuite, elle a pu certainement encore donner et là encore Dieu a pu mulitplier ce qu'elle avait donné...

Certains disent que Dieu n'a pas besoin de notre argent, alors, ils gardent tout pour eux, et ils laissent leur église végéter et mourir. Ils donnent le minimum de salaire à leur pasteur pour "ne pas qu'il s'enorgueillisse", pendant qu'eux-mêmes vont en vacances à Hawaï et s'achètent une voiture neuve.

J'ai vu et entendu parler d'églises qui laissaient, excuser moi l'expression, crever leur pasteur financièrement. Ce n'est pas à nous de mettre des choses dans la vie de notre pasteur ou des gens autour de nous afin qu'ils ne s'enorgueillissent pas. Nous ne sommes pas Dieu pour reprendre ses serviteurs et contrôler leur degré d'orgueil. Trop de chrétiens ont comme principe de donner le minimum à leur pasteur, car, dit-on, "il sert Dieu" !

David voulait offrir un sacrifice à Dieu et il refusa de l'avoir gratuitement, sans avoir d'argent à donner :

 

24 Mais le roi David dit à Ornan : Non! je veux l'acheter contre sa valeur en argent, car je ne présenterai point à l'Eternel ce qui est à toi, et je n'offrirai point un holocauste qui ne me coûte rien.

A la fois nous disons dans nos chants que nous donnons le meilleur à Dieu et à la fois nous sommes avares et égoïstes ! Ce n'est pas quand l'église est dans une petite barque dans la tempête qu'il faut sortir de la barque et prendre votre jet-ski tout neuf que vous venez de vous acheter pour quitter la tempête et dire que Dieu vous a appelé ailleurs, dans un endroit plus tranquille ! Le Seigneur saura vous diriger, mais il saura aussi vous reprendre si vous avez violé votre conscience.

Trop de gens ont une mentalité de pauvreté pour l'Eglise. Je me souviens d'avoir vu quelque chose qui me choqua vraiment. J'étais dans une église et il y avait la un chrétien qui avait eu entre les mains des centaines de milliers d'euros, certainement des millions au travers de son entreprise, et pour les repas fraternels de l'église, il avait proposé, au lieu d'acheter des tables neuves, de prendre des portes de l'église et de les mettre sur des trépieds en bois afin qu'on mange dessus ! Et c'est à peu près ce qui se fit !

 

8 Quand vous offrez en sacrifice une bête aveugle, n'est-ce pas mal ? Quand vous en offrez une boiteuse ou infirme, n'est-ce pas mal ? Offre-la donc à ton gouverneur ! Te recevra-t-il bien, te fera-t-il bon accueil ? Dit l'Eternel des armées.

 

14 Maudit soit le trompeur qui a dans son troupeau un mâle, Et qui voue et sacrifie au Seigneur une bête chétive ! Car je suis un grand roi, dit l'Eternel des armées, Et mon nom est redoutable parmi les nations.

Nous ne sommes plus sous la malédiction mais les principes qui engendraient la malédiction sont toujours d'actualité ! Dieu ne change pas dans son caractère mais les moyens d'exprimer son caractère peuvent changer ! Dans cette église des gens venaient amener les jouets qu'ils ne voulaient plus chez eux pour l'école du dimanche, parfois défectueux ! L'église avait acheté du lino pour mettre sur le sol et avait recouvert la salle à 80%, et cela resta pendant des années ! Pourtant il y avait l'argent pour terminer, mais bon, c'était la maison de Dieu !

Les gens se permettent des choses qu'ils ne se permettraient pas chez eux. Ils voient des jeux aux poubelles dehors et ils disent : "oh ca servirait bien pour l'église !" .... Dieu ne vous demande pas de donner l'argent que vous n'avez pas, et de tout donner à l'église, mais Dieu demande de lui donner avec joie, sans contrainte, en écoutant votre coeur, et en ne donnant pas moins que ce que vous feriez pour vous-même. Il est Dieu !

Dans cette église les enfants n'avaient pas de table, et quelqu'un avait proposé d'acheter une petite table à Emmaüs (un endroit où l'on achète des choses dont plus personne, ou presque, ne veut). J'étais vraiment en colère, cela me dépassait vraiment, j'achetais une belle table pour enfant avec des chaises pour enfant et la donna à l'église.

J'ai vu tellement cette attitude chez les chrétiens ! Si vous êtes un collectionneur de vieux rideaux, de vieilles horloges, de vieux tapis ou de vieilles fleurs séchées, visitez les églises car vous risqueriez de trouver la perle rare dont plus personne ne veut plus, mais que les chrétiens, eux, utilisent pour leur Dieu !

J'ai entendu une soeur qui avait quitté une église car elle n'était pas d'accord avec la gestion financière, et qui rejoignit un groupe anti-église. Elle déclara qu'elle était choquée car cette église avait acheté une cuisine à 15.000 euros.

 

11 Dieu dit à Salomon : Puisque c'est là ce qui est dans ton coeur, puisque tu ne demandes ni des richesses, ni des biens, ni de la gloire, ni la mort de tes ennemis, ni même une longue vie, et que tu demandes pour toi de la sagesse et de l'intelligence afin de juger mon peuple sur lequel je t'ai fait régner,12 la sagesse et l'intelligence te sont accordées. Je te donnerai, en outre, des richesses, des biens et de la gloire, comme n'en a jamais eu aucun roi avant toi et comme n'en aura aucun après toi.

Dieu n'a jamais été contre l'or, son tempe était plein de kilos d'or, c'est lui qui l'a mis en terre et les routes au ciel en seront pavées ! Il n'est pas contre les biens et même pas contre la gloire ! Ce que Dieu déteste, c'est que l'homme recherche l'or et ait de l'amour pour l'or et l'argent. Ce n'est pas l'argent qui fait tomber un homme, et vous savez quoi, ce n'est même pas la gloire, c'est le caractère de cet homme face à l'argent et à la gloire. Dieu a fait de Salomon, un serviteur de Dieu, un multi-milliardaire. Ce n'est pas l'argent qui a fait tomber Salomon, c'est son caractère par rapport aux femmes. Il ne faut pas être riche pour avoir ce problème car même les plus pauvres tombent ainsi ! J'en parlerais à une autre occasion.

Plus de 100 fois il y a le mot "or" dans la construction du temple que Dieu lui-même a demandé à Moïse de construire. Ne parlons pas des habits des hommes de Dieu qui devait servir Dieu et qui était plein d'or eux aussi ! Dieu va demander à Moïse de faire faire une offrande par le peuple, mais pas une offrande de chose de peu de valeur !

 

1 L'Eternel parla à Moïse, et dit :2 Parle aux enfants d'Israël. Qu'ils m'apportent une offrande; vous la recevrez pour moi de tout homme qui la fera de bon coeur.Lire la suite

Si Moïse avait fait cela aujourd'hui, en demandant aux gens de ramener des gros billets de banque, de l'or, le bois le + précieux et des ustensiles de la plus grande valeur, les gens auraient été choqués et ils auraient dit : "mais vous plaisantez, c'est l'église, on ne doit pas voir d'argent dans une église" et entre guillemet ils auraient pu dire " car Dieu est pauvre et Dieu se plait dans la pauvreté!" Mais non, Dieu n'est pas pauvre, Dieu est + que milliardaire et l'argent n'est pas un problème pour lui.

 

5 et vinrent dire à Moïse : Le peuple apporte beaucoup plus qu'il ne faut pour exécuter les ouvrages que l'Eternel a ordonné de faire.

Les gens avaient un coeur pour Dieu et comprenait l'importance de donner des choses de valeur pour la maison de Dieu afin qu'elle soit la plus belle possible, afin qu'elle représente ce que Dieu désirait. Encore une fois, ce n'est pas seulement le montant que l'on peut donner qui plait à Dieu, mais c'est la qualité de ce que l'on donne et combien on donne par raport à ce que l'on possède nous-même.

Si dans votre église une pièce est à repeindre, si le bureau ou l'armoire de votre pasteur est prêt à s'écrouler, si la pancarte de l'église est devenu pancarte EGLISE DE PENTE au lieu de EGLISE DE PENTECOTE, car il manque les 4 dernières lettres, changez-tout cela ! Si vous aviez prévu de vous acheter un téléviseur à 1000 dollars mais que le carrelage, la tuyauterie et les toilettes de la salle de bain de votre église sont pourris, participez à les changer ! Je vous le dis : changez la cuvette des toilettes qui est sale et les tapis plein de poussière qui sont dans la salle des enfants ! Faites dans l'église non pas moins bien que chez vous, non pas comme vous le feriez chez vous, mais MIEUX encore que chez vous, car c'est la maison de Dieu !!!!!

L’homme qui prit la clé des champs…. et qui la rapporta !

’homme qui prit la clé des champs…. et qui la rapporta ! L’homme qui prit la clé des champ… Aujourd’hui, nous irons en Turquie d’Asie qui était autrefois l’Asie Mineure ; nous irons au-delà du Bosphore, en passant par Istanbul qui résonne encore des noms de Constantinople et de Byzance; puis nous mettrons le cap sur Rome.

Je vais vous lire une lettre qui a été écrite il y a plus de 1900 ans, qui nous a été conservée et traduite en français. C’est la lettre d’un prisonnier à Rome, sous le règne de Néron. Paul, c’est son nom, a écrit ce billet à son ami Philémon qui habite la ville de Colosses. Cette courte missive constitue un des 66 livres de la Bible. Elle est moins longue que le texte que vous êtes en train de lire. J’en sélectionne un extrait pour ne pas allonger indûment.

"C’est pourquoi, dit Paul, bien que j’aie toute liberté de te prescrire ce qui est convenable, c’est de préférence au nom de l’amour que je t’adresse une prière. Etant ce que je suis, Paul, vieillard, et de plus maintenant, prisonnier de Jésus-Christ ( remarquez qu’il ne dit pas prisonnier de Néron, bien qu’il le soit, mais il s’élève d’un cran, et il dit : prisonnier de Jésus-Christ).

Je te prie pour mon enfant que j’ai engendré étant dans les chaînes, mon enfant qui s’appelle Onésime qui autrefois t’a été inutile et qui maintenant est utile à toi et à moi. Je te le renvoie, lui, une partie de moi-même (une autre version dit : " Mes propres entrailles. " ) J’aurais désiré le retenir auprès de moi pour qu’il me serve à ta place pendant que je suis dans les chaînes pour l’Evangile. Toutefois, je n’ai rien voulu faire sans ton avis afin que ton bienfait ne soit pas comme forcé, mais qu’il soit volontaire. Peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps afin que tu le retrouves pour l’éternité, non plus comme un esclave mais comme supérieur à un esclave ; comme un frère bien-aimé, de moi particulièrement, de toi à plus forte raison, soit dans la chair, soit dans le Seigneur. Si donc tu me tiens pour ton ami, reçois-le comme moi-même. Et s’il t’a fait quelque tort ou s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte. Moi Paul, je l’écris de ma propre main, je paierai. Pour ne pas te dire que tu te dois toi-même à moi. Oui frère, que j’obtienne de toi cet avantage, dans le Seigneur, tranquillise mon cœur en Christ. C’est en comptant sur ton obéissance que je t’écris, sachant que tu feras au-delà de ce que je dis.

 

Nous sommes donc en Asie Mineure ( la Turquie, d’Asie d’aujourd’hui ), dans une ville appelée Colosse qui existe toujours. Il y avait un homme riche, de noble caractère qui s’appelait Philémon. Il se distinguait de ses contemporains en ce qu’il avait abandonné les idoles du paganisme et qu’il avait embrassé la foi chrétienne qu’il vivait intensément dans sa vie de tous les jours. L’Ecriture nous le présente comme un homme aimé, aimable, ayant une parole de réconfort pour tous.

L’église naissante ne se réunissait pas dans des cathédrales imposantes aux richesses fabuleuses qui sont comme un camouflet dans la figure de celui qui est né pauvre dans une étable. L’église se réunissait n’importe où, dans une clairière, ou dans la maison d’un chrétien, et ici dans la maison de Philémon. Dans cette communauté chrétienne, on pouvait y voir la population la plus cosmopolite qui soit : blancs, gens de couleur, hommes libres, et esclaves. Les distinctions et les classes étaient bannies de ce lieu où l’évangile avait pénétré.

Philémon qui avait des esclaves comme aujourd’hui un chef d’entreprise a des ouvriers, veillait, j’en suis sûr, à ce que ses serviteurs soient présents aux réunions de l’église qui se tenaient chez lui. Lui-même avait fait la prodigieuse expérience spirituelle que la Bible appelle la conversion ou la nouvelle naissance. Spirituellement parlant, il avait rencontré le Seigneur, il avait fait la paix avec Dieu, il était sauvé, il le savait et il en avait la certitude. Philémon voulait que le plus grand nombre de ces gens qu’il invitait fassent la même découverte et soient sauvés.

 

Contestataire

Parmi ceux qui venaient écouter la prédication de l’évangile, il y avait un de ses serviteurs, un jeune homme qui s’appelait Onésime. C’était un caractère ombrageux, marginal et révolté. Il avait intérieurement décidé de secouer le joug du meilleur des maîtres qu’il pouvait avoir, pour trouver la liberté, et, pour assurer sa subsistance, il avait décidé de se faire voleur, de puiser, comme on dit, dans la caisse du patron. Il allait ainsi faire d’une pierre deux coups. Avec l’argent qui ne lui appartenait pas, il allait mener grand train de vie et il allait aussi se soustraire à la prédication de l’évangile qu’il entendait bien malgré lui. Quand il assistait aux réunions, je me le représente s’arrangeant toujours pour être au dernier rang, ce qui lui permettait, en se courbant un peu, de se cacher derrière la tête de celui qui était devant lui. Contre son gré, il entendait parler de Dieu, de la paix du cœur, du ciel, de l’enfer, du jugement et du pardon des péchés par la foi au sang de Jésus-Christ. Il entendait parler d’une vie meilleure et je me l’imagine murmurant des paroles à soi-même et disant entre ses dents: " Une vie meilleure, une vie meilleure, c’est bon pour ce capitaliste de Philémon, mais pour moi qui ne suis qu’un esclave, qu’est-ce que l’évangile peut m’apporter ? Eh! bien cette vie meilleure dont cet hypocrite de Philémon parle tant, je vais me l’offrir à moi-même sans la recevoir de personne. Ah! que je sorte des limites de mon esclavage et que je voie les lumières de la Rome impériale! Alors là, j’aurai une nouvelle et meilleure vie ! "

 

Si nous remontons les siècles, bien avant ces paroles, dans le Psaume 55, nous trouvons non plus un esclave mais un roi, qui disait déjà : " Ah, si j’avais les ailes de la colombe ! Je m’envolerais bien loin et je trouverais le repos ! " Cela exprime l’idée que si seulement les choses étaient différentes, ça irait mieux. Si nos circonstances n’étaient pas ce qu’elles sont, alors nous serions heureux. Si notre travail était différent, nous en jouirions. Ah! si nous pouvions vivre dans une société mieux adaptée à nos besoins, la vie serait un délice. Si nous pouvions échapper aux anxiétés qui hantent nos jours et nos nuits, alors nous serions heureux et satisfaits. Si seulement j’avais les ailes de la colombe ! Ah! Si je pouvais aller vivre à Rome!

La vérité, c’est qu’un changement de circonstances ou un changement géographique ne peuvent pas nous apporter le repos, la paix et la satisfaction. Les hommes travaillent en vue d’obtenir position, honneur, renom, argent, dans l’espoir que ces choses vont leur apporter le bonheur. Certes, j’admets qu’il y a une certaine satisfaction à poursuivre un but et à l’atteindre. Mais combien souvent, quand le but est atteint, les promesses de bonheur ne s’y trouvent pas. L’erreur, c’est d’attendre, des choses qui passent, la satisfaction de besoins durables et plus profonds.

Un jour, un homme âgé a demandé à un enfant : " Dis-moi, mon petit, quand est-ce qu’un homme est assez riche pour être heureux ? ". L’enfant a répondu : " Oh! Ben. quand il est millionnaire ". Il secoua la tête négativement. L’enfant reprit : " Ben, quand il l’est cinq fois, ou dix fois. " " Non ! " L’enfant a dit : " Je donne ma langue au chat ! ". L’homme répondit : " Un homme est assez riche pour être heureux quand il a un peu plus que ce qu’il a déjà, c’est à dire jamais ! Non, un homme n’est jamais assez riche pour être heureux.

 

Vacances romaines

Onésime n’a pas d’argent ? Qu’à cela ne tienne, il va puiser dans la caisse du patron. Pour lui, la fin justifie les moyens. Onésime n’a pas la liberté, eh! bien, il la prend. Il s’embarque sur le premier voilier en partance pour Rome et vogue la galère ! Vacances romaines ! Il a changé de circonstances, c’est vrai. Il est à Rome tout éblouissante des fastes impériales. Il s’amuse comme un fou, il roule à fond la caisse, il vit dangereusement et brûle la chandelle par les deux bouts, mais est-ce qu’il est heureux ? Je pose une question : " est-il heureux ? " Je réponds non, sans hésitation..

Il n’est plus l’esclave de Philémon, mais il est resté l’esclave de ses passions. Il a pu fuir Philémon, mais il ne pourra pas fuir ses péchés. Il les emporte avec lui. Winston Churchill a dit un jour: " L’homme a appris à maîtriser des forces qui le dépassent, mais il n’a pas encore appris à maîtriser son propre cœur. "

Et en quittant Colosse, Onésime a emporté avec lui son mauvais cœur, et dans ses nouvelles circonstances, il y a mis ses anciens péchés. Vous l’avez compris, l’argent de Philémon n’a pas duré ad vitam aeternam. Un beau jour, la chaussette était vide. Alors, comme il l’avait remplie si facilement, il a recommencé à voler. C’était si simple! Jusqu’au jour où, pour parler un langage moderne, il a senti la main d’un inspecteur de police qui se posait sur son épaule, et où il a entendu une voix qui lui disait: " Jeune homme, suivez-moi au poste! " Et c’est ainsi qu’il s’est retrouvé en prison. Pauvre Onésime, il n’a vraiment pas de chance! Quelle poisse! Lui qui ne supportait pas les réunions, lui qui détestait entendre le chant des cantiques, lui qui fuyait cette musique, arrivé à Rome, on le met au violon !  Bien sûr, le mot " violon " n’est pas écrit, mais l’expression " dans les chaînes ", s’y trouve.

A Rome, en prison, il se retrouve à côté de… devinez qui ? De l’apôtre Paul ! Il suffit de connaître un peu l’apôtre Paul, pour savoir que se retrouver à côté de lui, c’était se trouver en face de l’évangile! Tout chez Paul irradiait une vie livrée à Jésus-Christ. Tout dans sa vie parlait de l’évangile, jusqu’à ses chaînes car il était dans les chaînes à cause de l’évangile.

 

Tactique divine

C’est ici qu’on découvre l’amour de Dieu. Quand Onésime quitte Colosse, il tourne le dos à Dieu. Et quand il arrive à Rome, Dieu lui tend les bras. Et c’est toujours vrai, Dieu aime le pécheur. Dieu n’aime pas notre péché mais il nous aime. Dieu aimait Onésime, il le suivait à la trace depuis toujours. Il avait le regard sur lui, et il s’arrange pour que ce jeune homme qui lui tourne le dos se trouve en face de lui à Rome.

IL y a bien quelques années de cela, un jeune chauffeur de taxi londonien avait une mère chrétienne qui lui parlait souvent de l’évangile, de la nécessité de se convertir à Jésus-Christ et d’être sauvé. Cela a fini par le faire " mousser ". Il ne supportait plus l’idée d’entendre sa mère lui parler de son âme et de son salut. Un jour, il lui dit: " Ecoute, Maman, je ne veux plus que tu me parles de l’évangile. Si tu m’en parles encore une seule fois, je fais ma valise, je m’en irai et je ne reviendrai plus ".

Sa mère lui a répondu : " Mon fils, tant que j’aurai une langue, personne ne m’empêchera de te parler de Dieu et de lui parler de toi. " Il a fait sa valise sur-le-champ et il est parti avec l’intention de ne plus jamais revenir. Il est monté en Ecosse, à Glasgow où il a trouvé une place de chauffeur dans une entreprise.

Le premier jour où il a pris du service, il a amené la voiture dans la cour. Son nouveau patron au lieu de s’asseoir à l’arrière, s’est assis à côté de lui. Il s’est dit en lui-même : il veut savoir de quel bois je me chauffe, et il s’est apprêté à lui faire une démonstration de ses capacités au volant. Passé la grille, son patron se tourne vers lui et lui dit : " Jeune homme, je voudrais vous poser une question : est-ce que vous connaissez Jésus-Christ comme votre sauveur personnel ? ! Il était tombé sur un patron non seulement chrétien mais " engagé " comme on dit. Le choc a été terrible et sa première pensée a été : Dieu m’a suivi en Ecosse! Il en est tombé malade au point de devoir s’aliter. Et chaque jour son patron venait à son chevet lui lire la Bible et prier pour lui! Au bout de quelques jours, n’y tenant plus, il s’est converti et dans la première lettre à sa mère, il a écrit: " Maman, Dieu m’a suivi en Ecosse et il a sauvé mon âme! "

C’est un peu ça, l’aventure d’Onésime. Il était loin de se douter, quand il a quitté Colosse, qu’il y reviendrait en chrétien. Dieu le cherchait comme il nous cherche au travers de nos circonstances bonnes ou moins bonnes, au travers d’un accident, au travers d’un abandon, d’un échec, d’une maladie….

Onésime n’a pas voulu accepter l’évangile de la part d’un homme libre, qu’à cela ne tienne, il l’entendra de la part d’un homme enchaîné. A Colosse, il a vu un aspect de la vie chrétienne, la vie de Jésus-Christ vécue par un homme riche et il lui était loisible de penser que c’était facile d’être chrétien quand on est riche. Mais à Rome, il voit un autre aspect de la vie chrétienne. Il voit la vie de Jésus-Christ se reproduire chez un homme qui partage ses circonstances, un homme qui était en prison bien avant lui, enchaîné à un soldat. On change le soldat, mais pas le prisonnier. Et cet homme qui a devant lui l’échéance du tribunal impérial n’a aucune chance d’échapper à l’exécution capitale.

 

Un Saint en prison

Alors, quel est cet homme qu’Onésime rencontre ? Ses cheveux sont grisonnants, non parce qu’il est vieux, mais il a vieilli avant l’âge. Sa voix, son regard, sa paix, surtout sa paix, trahissent un quelque chose en plus, ou une série de plus dans sa vie. Onésime n’est pas sans remarquer que Paul écrit de nombreuses lettres ; il a des amis partout, jusque chez les proches de l’empereur, jusqu’en Turquie, jusqu’à Colosse. Et ce prisonnier qui aurait tant besoin que l’on prie pour lui, prie pour les autres, et dans ses prières, il cite ses amis par leur nom, tant il est vrai qu’on n’oublie jamais le nom de ceux pour qui l’on prie ; c’est pourquoi Paul dans ses lettres énumérait beaucoup de noms. Onésime n’en croit pas ses oreilles, parmi ceux pour lesquels l’apôtre Paul prie, il entend le nom de Philémon.

 

Alors, Onésime commence à comprendre que ces deux hommes si différents ont des choses en commun. Ce sont les mêmes prières, c’est le même nom qu’ils invoquent : au nom de Jésus-Christ. Ce sont les mêmes cantiques qu’ils fredonnent. Ils ont la même espérance, c’est le même feu qui brûle dans leur âme. Mais alors, si le Dieu de Philémon le riche, est aussi celui de Paul le prisonnier, pourquoi ne deviendrait-il pas le Dieu d’Onésime? Et c’est alors que s’élèvent dans son cœur les premiers désirs de se rapprocher de ce Dieu qu’il ne connaît pas encore, que s’élève aussi la barrière de ce que fut sa vie de révolte et de péché. Il ne sait que trop bien que Philémon était un homme juste. Il sait que Paul est d’un calibre supérieur encore, mais lui Onésime, qu’est-il ? Un mécréant et un voleur. Et tout à coup, comme dans un éclair, illuminé par ce que la Bible appelle le Saint-Esprit, il se voit avec sa triple dette : La première est envers la société. Cette dette-là, il la purge, il pourra la payer. La deuxième, c’est celle qu’il a envers Philémon qu’il a volé. Celle-là pourrait encore se régler. Mais il lui reste une troisième dette : Et cette dette-là, il ne pourra jamais la payer. C’est la dette qu’il doit envers la Justice Eternelle dont Dieu est le garant. Il se découvre être un transgresseur, il a violé la loi de Dieu et celle des hommes, et la Bible dit que le salaire du péché, c’est la mort. Il voit l’abîme devant lui, il est perdu et il le sait. Maintenant, il ne regarde plus aux hommes, il ne regarde plus aux circonstances, il regarde à Dieu, il regarde à lui-même, et il se sent perdu. Et c’est alors que, dans son cœur, ont dû naître les traditionnelles questions qui s’élèvent à ces moments-là : Comment l’homme sera -t -il juste devant Dieu ? Comment effacer un passé qui accuse ? Comment apaiser une conscience aux abois ?

Et là, dans la prison de Rome, il y a eu un cliquetis de chaînes. C’est Paul qui s’approche, il a deviné la crise et ils se sont parlé. Qu’est-ce que Paul lui a dit ? Cela ne nous a pas été rapporté, nous ne connaissons que le résultat. Mais je suis persuadé qu’il lui a dit cette phrase qu’il nous a laissée dans une autre épître : Onésime, ce que je te dis, c’est une parole entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs dont moi Paul, je suis le premier. Je me représente Onésime qui lève la tête d’un air étonné et qui dit : " Comment toi Paul, le grand apôtre, pourquoi t’appelles -tu le premier des pécheurs ? Paul, tu plaisantes, ce n’est pas le moment, je suis dans la détresse, pourquoi me dis -tu, toi le prince des apôtres, que tu es le premier des pécheurs ? "

 

Le chemin de Damas

Et l’apôtre Paul lui a raconté sa conversion. Ce qui va suivre n’est pas écrit textuellement, mais si je le fais, c’est parce que je sais que Paul aimait parler de sa conversion. Cela nous est rapporté deux fois par le détail dans ce livre d’aventures que sont les Actes des Apôtres. Paul avait quelque chose à dire, dans sa vie il y avait un hier et un aujourd’hui. Il y avait un autrefois et il y avait un maintenant, il y avait eu un événement qui avait un changé sa vie. Suspendu aux lèvres de l’apôtre Paul, Onésime sort de la prison et il apprend qu’avant de s’appeler Paul il s’appelait Saul de Tarse, qu’il était du parti des pharisiens, fils de pharisien, avec les honneurs et les avantages qui s’y attachaient.

" Je haïssais les chrétiens au point de demander aux autorités des lettres de pleins pouvoirs pour satisfaire contre eux mes idées meurtrières ; je respirais la haine et le meurtre et j’ai cautionné l’exécution d’Etienne le premier martyr chrétien. Je suis allé jusque dans les villes étrangères pour détruire l’Eglise chrétienne naissante. En route pour Damas, tout à coup, une lumière plus éclatante que celle du soleil m’a plaqué au sol tandis qu’une voix me disait : " Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? "

-" Mais qui es-tu Seigneur ? "

-" Je suis Jésus que tu persécutes. "

J’ai été aveugle trois jours, je suis resté sans manger, à réfléchir, à penser et à prier. Des vérités que j’avais jusque -là refusé de voir en face ont commencé à s’imposer à moi. La folie de ma vie, l’immensité de mon péché, de mon orgueil de pharisien me sont apparus, mais aussi la magnanimité et l’immense miséricorde de ce Dieu qui pardonne, qui m’a remis ma dette, qui a changé mon cœur de fauve et mis des sentiments d’amour que je ne connaissais pas. Il a déversé son amour dans mon cœur par le Saint-Esprit qui m’a dicté le plus bel hymne à l’amour qui ait jamais été écrit dans le chapitre 13 de la première lettre aux Corinthiens ".

A quelques degrés près, dans cet homme ainsi dépeint, Onésime se retrouve.

  Pourquoi pas les anges ?

Savez-vous pourquoi Dieu n’a pas confié la prédication de l’évangile aux anges ? Les anges parleraient et écriraient beaucoup mieux que moi, ils n’auraient pas les hésitations ni ma syntaxe approximative, ni mes fautes de style ni mes erreurs de français. Ils pourraient parler avec une puissance que je n’ai pas. Mais les anges ne pourraient pas nous parler de leurs péchés, de leur repentance ou de leur conversion. Nous ne pourrions pas nous reconnaître en eux. Si Dieu a confié la prédication de l’évangile aux hommes, c’est pour que les auditeurs se retrouvent dans celui qui parle. Dans celui qui vous parle ou vous écrit, il y a un vis à vis, quelqu’un " qui est passé par-là ", qui a péché, qui a transgressé l’ordre de Dieu, qui a tourné le dos à Dieu, qui n’en ’a pas voulu, quelqu’un qui a gémi, qui a pleuré, mais quelqu’un aussi qui a trouvé la paix. C’est pour cela que la proclamation de l’évangile est confiée aux hommes.

 

L’apôtre Paul a aussi et surtout révélé à Onésime le sens de la croix. Il lui a expliqué et appliqué la signification de la croix.

Tout le monde sait que Jésus est mort sur une croix, mais tous ceux qui le savent ne sont pas sauvés pour autant. Ils ne connaissent de la croix que le fait historique Beaucoup n’ont aucune idée des raisons profondes et personnelles de la crucifixion. Une explication lumineuse se trouve dans cette phrase que Paul, en parlant d’Onésime, dit à Philémon: " S’il t’a fait quelque tort ou s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte, moi Paul, je l’écris de ma propre main, je paierai ".

Eh! bien, ça c’est l’explication de la croix. Nous devons à la Justice Eternelle le paiement de nos dettes. Nous sommes des transgresseurs, je le répète, nous avons violé la loi de Dieu. C’est, avec d’autres mots ce que Jésus dit , en parlant de vous et de moi: " S’ils te doivent quelque chose, mets-le sur mon compte, moi Jésus, je paierai ". C’est ce que confirme la Bible : L’Eternel a mis sur lui (à son compte) l’iniquité de nous tous. Le salaire de notre péché c’était la mort, mais Il est entré dans la mort à notre place. Et l’explication du Christ mis en croix, c’est que Jésus a pris à son compte la mort et la condamnation qu’autrement nous aurions dû payer par une éternité de malheur.

 

Le dénouement.

Et tandis que devant Onésime se déroule la tragédie du calvaire, une lueur d’espoir naît dans son cœur. Quelqu'un l’avait aimé ! ! Lui qui ne se croyait aimé par personne, tout à coup découvre que quelqu’un, qui n’est autre que le fils de Dieu l’avait aimé jusqu’à donner sa vie pour lui. Cela a dû lui sembler trop beau pour être vrai…c’était un rêve assurément !

Et pourtant non, à côté de la croix centrale, il y avait un autre Onésime, il y avait un brigand, et ce brigand, ne s’est pas adressé au Seigneur en vain. Il lui a dit : " Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne " et le Seigneur lui a répondu : " Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ".

Alors, si Jésus-Christ est le sauveur de Paul, s’il est le sauveur de Philémon et qu’il est même le sauveur du brigand, c’est décidé, il sera aussi le sauveur d’Onésime.

Onésime ne cherche plus le salut dans la fuite, dans les excuses, dans l’évasion, dans la combine, Onésime trouve son salut en Jésus-Christ. C’est lui qui deviendra son Sauveur. Et tandis que dans la prison, les larmes coulent, (souvent les conversions sont accompagnées de larmes), Dieu délie dans son ciel des péchés qui viennent d’être déliés sur cette terre. Dieu, dans Son ciel, ratifie l’acte de repentance et de foi qu’Onésime vient de poser. Dieu, de Son ciel accomplit le miracle du salut, il pardonne Onésime, comme Lui seul sait pardonner. Il lui remet totalement sa dette, il lui donne le Saint-Esprit qui pénètre dans sa vie, et Onésime naît de nouveau. Il devient une nouvelle créature, il devient quelqu’un d’autre et silencieusement mais réellement le rideau tombe sur sa vie passée.

 

Onésime ne savait pas ce que Dieu allait faire de lui ni ce qu’il allait lui confier. Il savait simplement qu’à partir de ce jour -là, il ne serait plus le même homme.

Je ne sais pas ce qu’est le plan de Dieu pour vous, et cela ne me regarde pas, je ne sais pas ce qu’il va faire de vous. Sachez seulement que Dieu a un plan pour votre vie et il vous appartiendra de le découvrir. Fera-t-il de vous un mari, une épouse, des parents chrétiens ? Ou un missionnaire, un évangéliste, un pasteur, un moniteur d’école du dimanche, une infirmière en Afrique ? Je ne sais pas. C’est son affaire à Lui et ça deviendra la vôtre. Je sais simplement une chose, c’est que si quelqu’un d’entre vous, comme Onésime " craque " devant Dieu, avoue ses transgressions et reçoit Jésus comme son sauveur personnel, je sais que plus jamais, mais alors, plus jamais, vous ne serez le même homme, vous ne serez la même femme.

La décision vous appartient. Il vous appartient de regretter, peut-être de pleurer ou de lui dire : " Seigneur, j’ai péché, je t’ai tourné le dos, je ne t’ai pas voulu dans ma vie, dans mes sentiments, dans mes affaires, je ne t’ai voulu nulle part ! J’ai voulu vivre à ma guise, j’ai voulu prendre la fuite, je suis parti loin de toi, mais Seigneur, je reviens aujourd’hui, et je t’accepte dans mon cœur comme mon sauveur personnel. "

et qui la rapporta !

Revenons-en à notre histoire d’Onésime, que j’ai volontairement scindée en deux parties parce qu’elle aurait été trop longue pour la raconter en une seule fois.

Au contact de l’apôtre Paul, Onésime s’est converti dans la prison de Rome. Les semaines passent et Onésime, toujours en prison, prouve la réalité et la profondeur de sa conversion. Ce n’est pas un sentiment superficiel, ce n’est pas un frisson qui lui est passé le long de l’échine, ni un feu de paille sans lendemain, non, c’est la chose vraie, profonde, et durable : Une authentique nouvelle naissance.

Onésime, ayant purgé sa peine, sort de prison transformé. Dans sa ceinture, il serre une lettre de l’apôtre Paul dont nous possédons une copie aujourd’hui encore, lettre qu’Onésime doit porter à Philémon, son ancien maître vers qui Paul le renvoie.

Quelqu’un va peut-être s’écrier : " Comment ? C’est ça l’évangile ? C’est ça la promotion sociale de l’évangile ? Il retourne à Colosse, à son ancien maître, à son esclavage ? "

Si je lis avec soin, je trouve ceci : " Reçois-le non plus comme un esclave, mais comme supérieur à un esclave, comme un frère bien-aimé, comme moi-même ".. C’est-à-dire que quand Dieu sauve quelqu’un, il ne touche pas tellement à ses circonstances, il touche son cœur et il sait ce qu’il fait, car désormais, Onésime va occuper auprès de Philémon, la place la plus proche, la plus élevée qui soit, celle d’un frère en Christ.

J’ai un ami chrétien qui flotte dans les hautes sphères sociales. Par rapport à lui, moi je fais lanterne rouge, mais quand il vient chez moi je le reçois dans la modestie de mon foyer et quand je vais chez lui, il me reçoit mieux que si le Président de la République venait lui rendre visite ; nous sommes devenus des frères en Christ. Idem pour Onésime. Il est entré dans une nouvelle relation tant devant Philémon que devant Dieu.

C’était un homme nouveau qui rentrait à Colosses et ce changement est expliqué par deux mots : " Il t’a été inutile " et maintenant, " il est utile ". Si, comme lui, nous voulons un changement de qualité, un changement de relation, comme lui il nous faudra faire l’expérience de la nouvelle naissance, il nous faudra devenir des nouvelles créatures.

 

Une nouvelle naissance.

La doctrine de la nouvelle naissance, c’est l’enseignement de base de l’Ecriture quant au salut.

Déjà dans l’Ancien Testament, dans le prophète Ezéchiel 36 :26, l’Eternel dit : " Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair ". Et Jérémie 31 :33 complète la pensée : " Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur ".

Dans l’évangile de Jean, au chapitre 3, le Seigneur explique au théologien Nicodème que si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Il faut naître de nouveau. Et dans les pages explicatives des épîtres de Paul, nous trouvons en 2 Corinthiens 5 cette phrase bien connue : " Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature (ou création) ".

Quand un adulte ou un jeune prend conscience de sa faillite morale et spirituelle, quand il prend conscience de ses péchés et de sa perdition et qu’il se tourne vers le Sauveur, qu’il avoue ses péchés et s’abandonne à lui par la foi, à ce moment -là, Dieu intervient dans sa vie. Il le pardonne, il le sauve, il le transforme en lui donnant son Saint-Esprit, et à partir de ce moment -là, tout devient nouveau pour lui.

Si Onésime a pu retourner à Colosse, c’est parce que tout était nouveau chez lui et sans ce renouveau, jamais il ne serait retourné à son point de départ.

 

Une nouvelle connaissance.

Quelqu’un demandera : " Qu’est-ce qu’il y avait de neuf chez lui ? " Il y avait beaucoup de choses nouvelles ! D’abord, il avait une nouvelle connaissance. Paul dit dans 2 Cor 5 : " Si nous avons connu Christ selon la chair, nous ne le connaissons plus de cette façon-là ".

Par exemple, avant ma conversion, je connaissais Jésus-Christ comme un exemple, un grand homme, quelqu’un de bien. J’avais entendu des gens qui disaient : " Si tout le monde faisait comme Jésus-Christ, ça irait mieux dans le monde " Et moi, comme un âne qui a entendu braire et qui brait, je pensais la même chose, mais ça ne m’empêchait pas de ne pas faire comme Lui et je n’avais nulle envie de Lui emboîter le pas. Jésus était pour moi un personnage historique, il avait vécu il y a très longtemps. Deux mille ans me séparait de lui

Mais aujourd’hui, je le connais autrement. Pour moi ce n’est plus le personnage lointain mais c’est le Christ Sauveur proche et vivant, celui qui m’a aimé et qui est mort pour moi, qui est présent, qui traverse les siècles, qui me parle par sa Parole et par le Saint-Esprit qui habite en moi. Ce que je dis est biblique, et peut même s’illustrer scientifiquement.

L’Esprit de Dieu est comme les ondes qu’on ne voit pas mais qui peuvent venir habiter dans un poste de radio et se mettre à parler.

Eh! bien Jésus-Christ, c’est ça. Ce n’est pas un concept philosophique, c’est une personne, c’est la divinité qui peut venir habiter en nous et parler à notre esprit par le Saint-Esprit.

Paul va plus loin encore, il ne dit pas seulement, si nous avons connu Christ, nous ne le connaissons plus de cette façon, il ajoute : si nous avons connu " quelqu’un " selon la chair, nous ne le connaissons plus de cette façon.

Avant, je connaissais les chrétiens selon la chair, c’est-à-dire avec mes sentiments à moi. Je les avais en grippe et je les prenais pour des gens atteints de déviations mystiques qui " grésillaient du trolley! ". Mais aujourd’hui, je les connais autrement, je partage leur joie, leur espérance, je recherche leur compagnie, je vais dans les mêmes lieux, je chante les mêmes cantiques et je lis le même livre. J’ai, comme Onésime, une nouvelle connaissance de Jésus-Christ et des hommes et s’il a pu retourner à Colosse, c’est qu’il avait maintenant une nouvelle connaissance de Dieu.

 

Un nouveau nom

Si Onésime a pu rentrer à Colosses, c’est aussi parce qu’il avait une nouvelle appellation. Jusque -là, il était d’une appellation incontrôlée et maintenant, il avait une appellation contrôlée. Oui, il avait un nouveau nom.

Quand Onésime est venu au monde, ses parents lui ont donné un nom qui voulait dire utile. Jusque là ce n’était pas une prophétie, car toute sa vie, il avait été inutile ! Tout à coup, par la puissance de l’évangile, il devient quelqu’un d’utile. Et, c’est vrai que quand on se donne au Seigneur, on perd son appellation de condamné, et on a une nouvelle appellation, on est justifié, on est rendu juste, on a un autre nom. Avant l’engouement pour le féminisme, c’était toujours avec joie que la jeune épousée perdait son nom de jeune fille pour être appelée du nom de celui qu’elle aimait. Nous, c’est un peu ça, quand on se donne au Seigneur, on a un nouveau nom, on est appelé du nom de Christ ( chrétien ). Et si, au départ, c’était un terme de moquerie, qu’importe, nous saisissons la balle au bond et nous nous glorifions d’appartenir au Seigneur Jésus-Christ. Onésime avait une nouvelle appellation, la même que celle de Philémon et c’est pourquoi il a pu rentrer chez lui. Un tel changement s’était opéré en lui que l’impossible d’hier devenait le possible du lendemain.

 

Un nouveau cœur

S’il a pu rentrer à Colosses, c’est aussi parce qu’il avait un nouveau cœur.

Dans le livre des Proverbes, il est dit : " Mon fils, donne- moi ton cœur ". Chacun sait que quand on a le cœur de quelqu’un on a tout. On aime les choses que l’on détestait, et on laisse les choses que l’on aimait.

Sur les bancs de l’école primaire, nous avons appris à dire, presque à réciter : " Nos ancêtres les Gaulois….." pour en arriver à Clovis qui se serait converti après la bataille de Tolbiac. Il s’est fait baptiser par Saint Rémi qui lui aurait dit : " Baisse la tête fier Sicambre, brûle ce que tu as adoré et adore ce que tu as brûlé ". C’est un bouleversement de ce genre qui se produit lorsque Dieu fait irruption dans une vie.

Lorsque le roi Saül a été appelé aux fonctions royales, il a dû faire face à des nouvelles obligations qu’il était incapable de remplir. Il est écrit en 1 Samuel 10 :6 : " L’Esprit de l’Eternel te saisira …et tu seras changé en un autre homme ".

Personne ne peut remplir les obligations de la vie chrétienne, personne ne peut être utile dans le royaume de Dieu, sans être passé par la conversion du cœur. Et croyez-moi, Onésime ne serait jamais retourné à Colosses s’il n’avait eu un nouveau cœur transformé par la grâce de Dieu.

 

Une nouvelle vision

Une nouvelle connaissance, une nouvelle appellation, un nouveau cœur, et maintenant une nouvelle vision des choses et des gens. Vous savez que l’on peut avoir des yeux et ne pas voir. D’ailleurs, c’est l’évangile qui dit : Il y a des gens qui ont des oreilles et qui n’entendent pas. Ils ont des yeux et ils ne voient pas. Il y a des situations où l’on croit qu’on voit clair mais on ne voit rien. Prenez par exemple, un jeune homme de bonne famille qui s’amourache d’une fille de piètre réputation; ses copains consternés lui disent : Mais enfin, elle n’est pas pour toi, ouvre donc les yeux ! Soyez assurés qu’il va les remballer en leur disant : " Je vois aussi clair que vous, mêlez- vous de ce qui vous regarde ! ". Il épouse la fille et six mois après, il voit clair. Il voit qu’il ne voyait pas. Ceci tout simplement pour dire qu’on peut avoir des yeux et ne pas voir. Quand le Seigneur vient en nous, il nous prête son éclairage et on voit les choses de la vie sous un angle différent.

Vous pensez peut-être que tout ça c’est du bla bla bla. Dire que les chrétiens voient les choses autrement, à d’autres ! Parlons de choses concrètes : Est-ce que vos yeux de chrétiens ne voient pas l’immoralité flagrante, les minijupes ou la publicité pornographique qui s’affiche partout? Oui ou non est-ce que vous les voyez ?

Charles Spurgeon, le prince des prédicateurs, disait ceci : Je ne peux pas empêcher les oiseaux de voler au-dessus de mon jardin, mais je peux les empêcher de venir y faire leur nid. Bien sûr que je ne peux pas m’empêcher de voir ce que je vois, mais voilà où l’évangile intervient, c’est qu’il me donne la force et le courage de ne pas m’y vautrer. Je peux dire comme Job : " J’ai fait avec mes yeux le pacte de ne pas les arrêter sur une vierge ". J’ai eu la chance de naître à une époque où la pornographie n’existait pratiquement pas, mais quand elle a commencé à se répandre, j’ai fait le pacte de Job de ne pas m’attarder sur ce que le monde corrompu jette en pâture devant mes yeux. Le Seigneur ne nous ôte pas la vue de ces choses mais il nous permet de les voir autrement, il nous permet de ne pas nous y complaire..

 

Dans le deuxième livre des Rois au chapitre 6, il y a un épisode de la vie du grand prophète Elisée, qui nous montre qu’on peut avoir des yeux pour ne pas voir et que, quand on appartient au Seigneur, on voit les choses autrement. Elisée est pris en chasse par le roi de Syrie qui en veut à sa vie. Il s’est réfugié dans une petite ville que toute une armée encercle pour le capturer. Elisée est pris au piège et son serviteur en voyant cette armée tremble de tous ses membres. Il regarde son maître et il le voit impérial et serein. Il lui demande s’il ne se rend pas compte de la situation. Elisée lui répond : "Ceux qui sont avec nous sont plus nombreux que ceux qui sont contre nous "..

Le jeune homme écarquille les yeux pour voir ce que voit son maître mais il ne voit rien. Alors, le prophète fait une prière : " Eternel, ouvre ses yeux pour qu’il voie ".Et l’Eternel ouvrit les yeux du serviteur qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu pour protéger Elisée. C’est la raison pour laquelle, quand on appartient au Seigneur, on peut faire face avec sérénité aux grandes tragédies de la vie et de la mort parce que les yeux de la foi contemplent des réalités qui échappent à ceux qui ne connaissent pas le Seigneur.

Il est écrit dans le Psaume 121 : " Je lève les yeux vers les montagnes… d’où me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Eternel des armées qui a fait les cieux et la terre ". Et c’est vrai que, quand le Seigneur est dans le cœur, il change non pas seulement notre connaissance, notre cœur, mais notre façon de voir et de percevoir les choses de la vie. Quand on appartient au Seigneur et qu’on doit passer par la salle d’opération, on voit plus loin que la main du chirurgien. Derrière la main de l’homme on voit la main de Dieu. Et s’il faut passer par la mort, on voit plus loin que le croque-mort. On voit et on salue celui qui a fait les promesses, et qui les a authentifiés en sortant victorieux du tombeau. Nous avons en Jésus-Christ un maître qui a vaincu la mort. C’est pourquoi nous pouvons envisager ce grand passage, avec cette paix, cette sérénité que je retrouvais chez ma mère. Chaque fois que j’allais la voir, elle me parlait de sa mort et de son départ. Je peux assurer que ça n’avait rien de lugubre, au contraire c’était serein, heureux et j’en sortais toujours encouragé. On n’est pas éternel sur cette terre, me disait-elle, le Seigneur est allé me préparer une place et bientôt, je vais l’occuper.

 

Quelqu’un pense peut-être intérieurement : une telle paix, ce n’est pas pour moi. Plus je regarde à mes problèmes, moins j’y vois clair ! Laissez-moi vous expliquer, c’est que prenez les choses à rebours. Vous voulez solutionner les grands problèmes de la vie avant d’être passé par la nouvelle naissance. Vous mettez la charrue devant les bœufs. Autant demander à un aveugle de vous décrire des couleurs qu’il ne voit pas. Il doit d’abord recouvrer la vue.

La première chose à faire, c’est de naître de nouveau. Alors vous verrez les choses de la vie d’une nouvelle hauteur, avec de nouveaux yeux.

Dans Mat. 9 v 16, le Seigneur dit : "Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit, car elle emporterait une partie de l’habit et la déchirure serait pire. " C’est ce que vous faites. Aux difficultés de votre vie, vous collez des pièces. C’est comme si vous mettiez une nouvelle obligation sur le vieil Onésime. C’est comme mettre des obligations chrétiennes sur quelqu’un qui n’est pas véritablement devenu chrétien, la déchirure est pire.

Dieu ne fait pas du rafistolage, il ne répare pas, il crée. Celui qui est en Christ, est une nouvelle création et non pas réparation. Le racheté n’est pas un bricolé. Nous, nous sommes des bricoleurs. Là où le péché a fait un trou, on y colle une pièce. On y colle une bonne œuvre, une prière, une petite larme, un billet de cent francs dans le tronc. Ça, c’est du trompe l’œil. Nous n’avons pas besoin d’être raccommodé, nous avons besoin d’être refaits. La Bible dit que la chair et le sang n’héritent pas du royaume de Dieu. La vieille étoffe de notre vieille vie, ça n’hérite pas du royaume de Dieu.

 

Neuf ou seulement réparé ?

Il y a quelques années, en Angleterre, un ami chrétien avait des contacts avec un entrepreneur de réparation de bateaux de plaisance, homme intègre, droit et consciencieux. Cet ami essayait de lui parler de la nécessité de la nouvelle naissance, mais il n’y avait rien à faire, cet entrepreneur ne voulait rien entendre. Pour lui, il était juste, il ne trompait pas ses clients, il n’était pas le genre d’homme à cacher une fente avec du mastic. Non, l’endroit faible était soigneusement décapé et remplacé par un bois solide. Il agissait avec probité devant les hommes et devant Dieu, et il croyait qu’en ce faisant, tout irait pour le mieux quand il comparaîtrait devant Dieu ; il ne voyait pas la nécessité de naître de nouveau. Un jour, notre ami vint le voir. Il était devant un yacht magnifique. Il lui dit :

"Beau bateau, il est neuf je suppose ?

-Non, répondit l’entrepreneur, seulement réparé.

Mais on ne voit pas les réparations, on dirait un bateau neuf !

- Peut-être, répondit-il, mais c’est moi qui l’ai réparé et on ne peut pas appeler un bateau réparé un bateau neuf. "

Saisissant la balle au bond, cet ami répliqua : " Bien dit! de même, on ne peut pas appeler un homme rafistolé avec des bonnes œuvres, une nouvelle créature en Christ, vous devez naître de nouveau! ". Ces quelques mots ont suffi pour lui faire comprendre qu’il n’était qu’un homme rapiécé avec des bonnes œuvres mais pas une nouvelle créature en Christ.

 

De nouvelles aspirations.

Si Onésime est retourné à Colosses, c’est aussi parce qu’il avait de nouvelles aspirations.

Quand j’étais jeune, je cherchais ces beaux grands papillons aux ailes jaunes soulignées de traits noirs et rehaussées d’un point orange, les plus beaux de nos régions.

Leurs chenilles, on les trouvait dans les parcs de carottes. Je les mettais dans une boîte où elles se transformaient en chrysalides et, l’année d’après, je voyais éclore ces magnifiques papillons. Dans le parc de carottes, sélectionnons deux de ces chenilles d’un beau vert tendre striées d’orange et de noir. Elles se rencontrent, se saluent, mangent, et taillent une bavette. De quoi peuvent bien s’entretenir les chenilles ? Du temps qu’il fait, de la cherté de la vie, de la dernière taxe sur les graines de carottes, de l’emploi des pesticides qui menacent leur descendance etc., et tout ça sans perdre un coup de mandibule !

Mais voilà que tout à coup, l’une des deux chenilles est prise d’une aspiration bizarre. Elle descend le long de sa tige, elle va se mettre dans une encoignure où elle se ratatine, se transforme en chrysalide. L’autre qui la voit partir la traite de vieille folle. Elle continue à manger en pensant : Tant pis pour elle, tant mieux pour moi ! Mais voilà qu’un premier gel, où la main du jardinier saccage le parc de carottes et tue la chenille trop terre à terre. L’autre qui a eu des aspirations bizarres est là dans son coin, l’hiver vient, il gèle à moins dix degrés, elle résiste et au printemps vers le mois de juillet on voit voler un magnifique papillon. Qui est-il ? C’est notre chenille de l’automne dernier qui, maintenant métamorphosée, dédaigne le parc de carottes. A lui les parterres de fleurs aux parfums suaves !

 

C’est ça que le Seigneur produit dans le cœur de ceux qui écoutent sa voix. Il met en eux d’autres aspirations que les choses bassement matérielles. Certes, ils ne font pas l’unanimité dans leur entourage. L’apôtre Pierre le disait déjà dans sa première lettre chapitre 4 et verset 4 : " Ils trouvent étrange que vous ne vous précipitiez plus avec eux dans les mêmes débordements (bourbier de corruption)…et ils vous calomnient ". Pourquoi font-ils plutôt " bande à part " ? Pour deux raisons.

La première est dans la continuation de la phrase de Pierre qui vient juste d’être citée et qui dit : " Ils rendront compte à Celui qui est prêt à juger les vivants et les morts ". Et ils prennent la chose au sérieux.

La deuxième raison c’est qu’ils savent qu’un jour, selon les promesses authentifiées par le Seigneur, ils vont aussi quitter cette chrysalide, cette gangue terrestre qu’est leur corps mortel pour être revêtus de Christ et posséder à jamais les choses nouvelles auxquelles ils ont aspiré.

 

Un nouveau Maître

Onésime avait une nouvelle connaissance, une nouvelle appellation, un nouveau cœur, une nouvelle vue, et de nouvelles aspirations, mais surtout, s’il a pu retourner à Colosses, c’est parce qu’il avait un nouveau maître. Son maître n’était plus Philémon ni lui-même mais le Seigneur..

Tant de vies ont sombré dans l’inutilité, parce qu’elles ont été prêtées au péché. C’est comme un outil, si vous le mettez dans des mains mal intentionnées, il y a une détérioration de l’outil et un gâchis du travail.

Parmi de nombreuses histoires qui courent sur le compte de Paganini, le prestigieux violoniste, il en est une qui rapporte qu’il avait annoncé un concert avec un violon valant plusieurs millions. Il a joué devant une foule énorme, et quand il a fini son ouverture sous un tonnerre d’applaudissement, il s’est approché d’une chaise sur le dossier de laquelle il a fracassé son violon. Les gens étaient stupéfaits. Un violon pareil ! Il dit alors aux auditeurs : " J’ai joué sur un violon que j’ai acheté ce matin même chez un brocanteur, pour moins de cent euros. Je vais maintenant vous jouer sur celui qui vaut des millions ". Ils avaient applaudi à un violon de brocante! Cela veut dire que c’est le maître, le Maestro qui fait l’instrument !

Je vous pose donc une question : " Combien vaut votre vie ? "

Certains doivent se dire, il est des jours où j’ai l’impression qu’elle ne vaut pas grand chose…

Eh! bien, même si votre vie sonne faux, donnez-la au Seigneur, c’est Lui qui la fera sonner juste. Onésime était aussi désaccordé qu’un violon de brocante pouvait l’être. Il a suffi que Jésus le divin Maître passe dans sa vie pour que tout soit changé.

Pour avoir une vie utile, le seul moyen, c’est de se repentir, de confesser ses péchés et d’appeler le Sauveur. Il vous rachètera de la boutique du péché, de ce brocanteur du diable Il accordera votre vie à la sienne et, sous l’archer du Saint-Esprit, il mettra dans votre vie un nouveau son, un nouveau volume, une nouvelle tonalité et de nouveaux accords.

Il mettra une nouvelle souplesse dans votre marche et une nouvelle émotion dans votre âme.

Jamais Onésime n’aurait fait le chemin inverse vers Colosses s’il n’avait fait l’expérience racontée dans la Bible. Jamais le fils prodigue ne serait rentré à la maison de son père s’il ne lui avait dit : " J’ai péché contre le ciel et contre toi " et s’il n’ était sûr d’être reçu.

Pour vous comme pour lui, l’impossible d’hier deviendra le possible demain si aujourd’hui vous appelez Jésus, le divin Maestro. La conversion, le salut, ne sont rien moins qu’un miracle, le plus grand miracle de l’univers parce qu’il a une portée éternelle. Alors, cédez-Lui votre vie et entrez à votre tour dans cette prodigieuse et bouleversante expérience que l’apôtre Paul appelait : " Une repentance à salut dont on ne se repent jamais ".

mais par qelle foi(suite)

Publié le 22/10/2011 à 10:52 par jesusrevientmaintenant Tags : merci femme chez homme roman amis vie fille message mort femmes soi dieu enfant moi livre monde chien pensées heureux lecture

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Mais par quelle foi ?

Je ne vais pas vous relire toute l’histoire de la femme samaritaine, que nous avons abordée hier mais plutôt la continuer. Je ne relirai que la fin du récit dans l’évangile de Jean au chapitre 4:

 

"Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s’en alla dans la ville, et dit aux gens : Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait." Ils sortirent de la ville, et ils vinrent à lui. Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de la déclaration formelle de la femme : Il m’a dit tout ce que j’ai fait. Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d’eux. Et il resta là deux jours. Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole ; et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde."

 

L’une des habitudes, pour ne pas dire manies, de notre siècle, c’est de faire des enquêtes, des statistiques, des sondages d’opinions à propos de tout et de presque rien. On veut savoir combien le Français boit de litres de vin par an, combien il naît de bébés de l’un ou l’autre sexe pendant tel mois de l’année, combien de boîtes de conserves le Français consomme en un an, combien de temps de vacances il prend, quel est son moyen de locomotion préféré, combien de personnes utilisèrent la célèbre " tôle ondulée " ou " le vilain petit canard " qu’était la 2CV, etc., etc.!!!

J’ai attrapé le virus et je vais faire ma petite enquête, mon petit sondage d’opinions. Nous allons faire ensemble un tour d’horizon et nous allons poser à la ronde une question: D’où vient votre foi? Vous êtes tous des croyants, je suppose ; si vous ne l’étiez pas, vous ne seriez pas ici je pense. Alors, d’où vient votre foi?

J’ai posé la question dans mon entourage et j’ai eu essentiellement quatre grandes réponses, des réponses que l’on peut, disons, classifier en quatre grandes catégories.

 

La première réponse c’est celle-ci : "Moi, m’a-t-on répondu, moi j’ai la foi de mes parents. Je crois au christianisme parce que je suis né dans un pays christianisé. Si ce n’est pas la religion d’état, c’est en tous cas celle de la majorité. Je crois en Jésus-Christ parce que je suis né dans une famille chrétienne ou dite chrétienne. Enfin moi, je crois en ce que mes parents ont cru. Je crois sans trop approfondir ni sans trop comprendre mais comme après tout, je ne m’en porte pas plus mal, eh bien oui, je crois à cause de mes parents."

 

Voilà d’où vient la foi de beaucoup. Ils ont la foi de leurs parents. Et dans les Cévennes, ils ont, à ce qu’ils disent, la foi de leurs ancêtres. Mais si telle est la source de votre foi, laissez-moi déjà vous mettre en garde. Parce que dire qu’on a la foi de ses parents, c’est avouer à demi-mot que l’on n’a pas de foi personnelle. C’est admettre que l’on a une foi qui est celle des autres, qui n’est pas la sienne propre. Or la foi, ce n’est pas quelque chose d’impersonnel qui se transmet comme la coqueluche qui s’attrape ou comme un héritage familial. Non! On peut hériter certaines choses de ses parents. On peut hériter une fortune, ou une infortune, ou une malformation congénitale, une beauté corporelle. Tout ça c’est vrai. On pourra dire d’une certaine jeune fille qu’elle porte sur elle la beauté de sa mère. Tel autre recevra de ses parents une peau couperosée, des gros doigts, une démarche de canard ou une tendance précoce à la calvitie! C’est vrai qu’on reçoit, tous, quelque chose de ses parents. Mais il est faux de dire que nous tenons la foi de nos parents. Nous ne naissons pas avec la foi comme avec la respiration ou les battements du cœur qui sont des mouvements involontaires. La foi ne naît pas quand nous naissons. Nos parents peuvent nous léguer une Bible - et merci à Dieu pour des parents qui nous ont légué une Bible! - mais ils ne peuvent pas nous léguer la foi. Nos parents peuvent nous apprendre à croire, et c’est un privilège inestimable d’avoir des parents qui nous ont appris à joindre les mains et à prier, mais, même là, la foi pour être efficace doit être personnelle. Ça doit être une foi qui nous fait vivre, qui nous tient, qui nous soutient et qui portera un nom, non pas celui des autres, mais notre nom à nous. David dans son psaume 23 dit : "L’Eternel est..." Qu’est-ce qu’il a dit? L’Eternel est... Il n’a pas dit : L’Eternel est le berger. C’eût été vrai! Il n’a pas dit non plus : L’Eternel est un berger. C’eût été vrai! Il a dit : "L’Eternel est Mon berger." C’était le berger de David. Voilà un premier danger de signalé : la foi des parents ou la foi des autres qui ne serait pas la nôtre.

 

La deuxième réponse à la question : " d’où vient votre foi? " est celle-ci. : Des gens m’ont dit : "Eh bien voilà, il est bienséant d’avoir une religion. La religion, la foi, ça fait partie des connaissances générales, des choses qu’il faut connaître et dont il faut savoir parler à l’occasion! " Ils m’ont aussi dit : "Dans un monde qui change si vite, j’aime voir la vie avec un certain recul et sous un angle moins passager, d’où la nécessité de la foi et de la religion ". Que voilà de belles phrases ! Mais dites-moi : Qu’y a-t-il sous ce vernis de bon sens quand on le gratte un peu? Que vaut une croyance qui n’existe que pour la bienséance et les connaissances générales? Jésus, lui, avec sa foi, n’était pas considéré comme bienséant. Il était plutôt mal côté à cause de sa foi. Et le monde, ne l’oublions pas, n’a jamais supporté la foi de Jésus-Christ. Jamais! Le monde religieux de son temps était en opposition avec Jésus-Christ. Et le monde n’a pas changé par rapport à lui. Si donc les gens du monde, je veux dire les inconvertis, trouvent votre foi bienséante, c’est que votre foi n’est pas celle de Jésus-Christ. Oh, je sais, le christianisme s’est bien installé dans le monde, et depuis longtemps, au point que quelqu’un a pu dire: "J’ai cherché l’Eglise et je l’ai trouvée dans le monde ; j’ai cherché le monde, je l’ai trouvé dans l’Eglise." !" Je vous ai dit hier ou avant-hier que le dimanche matin, les gens sont à l’église mais mieux vaut ne pas savoir où ils sont le samedi soir. Je sais que le monde et la chrétienté en général font bon ménage ensemble aujourd’hui. Mais Jésus a dit : "Les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu pour reposer sa tête. Et si vous avez la foi de Jésus-Christ, la vraie, eh bien, essayez d’aller la partager de la propager ou simplement la déposer quelque part. Parlez de la foi de Jésus sur la place publique, à la piscine, à la discothèque, à votre voisin de compartiment de train, faites passer un chant chrétien dans les haut-parleurs de la publicité électorale et vous verrez, comment cela sera reçu. Vous découvrirez pour vous-même que ce que Jésus a dit est vrai ; il y a des tanières pour l’erreur, de l’engouement et du zèle pour le mal, de l’amour pour le péché mais souvent, quand ce n’est pas toujours, il n’y a pas un lieu où l’on peut y déposer la foi de Jésus-Christ. Non, à aucun moment de l’histoire, il n’a été bienséant de croire à la conversion à Jésus-Christ, comme nécessaire au salut. En font foi les catacombes, la croisade contre les Albigeois, l’Inquisition, la Saint-Barthélemy, les Dragonnades, les prisons et asiles psychiatriques pour les croyants dans les pays totalitaires et la sourde hostilité que l’Evangile rencontre aujourd’hui dans nos pays dits chrétiens. Non, la foi n’est pas donnée pour la bienséance ou pour faire partie des connaissances générales. Et si c’est là la source et la raison de notre foi, elle ne vaut vraiment pas grand chose.

 

Une troisième source de foi assez commune est celle-ci : Quand on demande à certains ce qu’ils croient et pourquoi ils croient, ils répondent : "Ah, comprenez-moi, il y va de mon emploi, il y va de mon commerce. Mon patron, mon contremaître, mon supérieur croient de telle façon, alors moi, je crois comme eux". Quelqu’un dira : "Mon commerce est à la base de ma foi. Moi je crois tout ce que croit le client car chacun le sait, le client est roi!" Ce genre de foi n’est hélas pas rare ; c’est une foi sans colonne vertébrale, lâche, qui penche du côté du plus offrant, une foi intéressée, opportuniste, qui a pour base un avantage momentané et pour but un avancement, une promotion, un client de plus. C’est une foi dont Dieu est exclu. Que personne ne s’imagine jamais être sauvé par une foi pareille. Une foi qui n’a d’autre horizon qu’un avantage momentané ne peut pas espérer jamais déboucher sur des horizons éternels. Savez-vous comment et pourquoi je suis entré pour la première fois à l’église ? J’y suis entré pour une raison commerciale parce qu’une cliente a dit à mon père : "Monsieur, si votre enfant qui va naître n’était pas baptisé, vous ne me compteriez plus au nombre de vos clientes !" Et voilà la raison pour laquelle j’ai été baptisé en apparence au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, mais en réalité au nom de tout autre chose. Remarquez que je ne m’en porte pas plus mal et que mon père a quand même perdu cette cliente!

 

Il existe une quatrième source de foi, ou plutôt de pseudo-foi, devrais-je dire. Et là, les choses deviennent plus subtiles. L’origine de la foi de certains c’est le prestige du prédicateur. Et il est, c’est vrai, de prestigieux prédicateurs. Leur éloquence, le dynamisme de leur prédication fait que les gens croient en eux plutôt qu’en Jésus-Christ. C’est ce qui s’est passé au verset 39 de notre récit ; écoutez plutôt: "Plusieurs Samaritains crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme : Il m’a dit tout ce que j’ai fait." Ils croient à cause de cette femme. Maintenant, à tout seigneur, tout honneur, il faut reconnaître que nous trouvons dans cette femme un modèle de prédicateur. Elle parle avec conviction ; elle croit chaque mot de ce qu’elle dit. Je voudrais que ceux qui parlent au nom de Jésus-Christ croient chaque mot de ce qu’ils disent.

Mais alors, demandera quelqu’un: "Où est le danger, puisqu’elle a bien parlé et que même elle a parlé juste?" Eh bien, le danger, dans ce cas-là, n’est pas tellement dans celui qui parle, mais c’est dans ceux qui écoutent. Le danger, ce n’est pas de croire ce qui se dit, si c’est vrai, mais c’est de baser sa croyance sur ceux qui nous apportent la Parole du salut. Et inconsciemment, on devient les disciples de ceux qui ont rencontré Jésus. On croit en ceux qui croient en Jésus. On croit en Pierre, parce que Pierre a été avec Jésus. Ou on croit en une Eglise parce que par sa doctrine de la succession apostolique, elle prétend remonter à Jésus-Christ. Et on en arrive à croire en Jésus-Christ par personnes interposées. On croit en Jésus par le truchement d’un homme, d’une organisation ou d’une Eglise. Alors qu’arrive-t-il quand cet homme s’en va, ou quand cette organisation ou cette Eglise faillit? Ce qui arrive, c’est qu’on est déçu parce qu’on a fait reposer sa foi non pas sur Jésus mais sur celui qui a été en contact avec Jésus. Et dans certains cas on voit s’accomplir cette parole de l’Ecriture citée par l’apôtre Pierre: le chien est retourné à ce qu’il a vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier. Voilà le danger! Le danger, ce serait de croire en Fernand Legrand qui vous parle de Jésus. Si c’est en moi que vous croyez, que ferez-vous quand cette semaine de conférences sera terminée ? Dans deux jours je serai parti. Si donc votre foi repose sur un homme, ou sur l’ambiance de ces soirées particulières, il ne vous restera rien ; vous allez vous retrouver avec une foi qui s’appuie sur le vide et il s’ensuivra une immense déception.

 

Je profite de l’occasion pour dire un mot à ceux qui sont des plus jeunes parmi nous, et il y en a quelques-uns. Jeunes chrétiens, dites-moi : Vivez-vous de votre foi ou de la foi de ceux qui vous enseignent, ou de la foi du pasteur ou de la foi de vos parents? Qu’est-ce qui vous tient? Est-ce votre foi ou est-ce le prestige du responsable de la communauté ou l’autorité du chef de famille? Et si le chef de famille n’était plus là, est-ce qu’on continuerait à vous voir aussi régulièrement aux réunions de votre Assemblée ? Retrouverait-on la même assiduité au culte, à ouvrir la Bible et à prier? Est-ce que l’apparente piété de votre vie resterait la même? Ou est-ce que l’absence d’une seule personne révèlerait que votre piété, votre assiduité, n’étaient dues qu’à la foi des autres sur laquelle vous vous appuyiez?

 

Alors la première conclusion c’est ceci : c’est qu’il ne suffit pas d’entendre et de rencontrer ceux qui ont entendu et rencontré Jésus-Christ. Il faut rencontrer Jésus-Christ pour soi-même. Voilà la conclusion! Quelqu’un va peut-être répliquer: "Mais enfin, Fernand Legrand, on ne comprend pas votre façon de vous exprimer! Comment entendre Jésus-Christ pour soi-même? Comment? Pour la Samaritaine et les gens de son temps, c’était facile puisque le Christ était sur cette terre. On pouvait le rencontrer au détour d’un chemin, assis sur la margelle du puits ou dans mille autres circonstances. Mais pour nous qui vivons au 21ème siècle, entre nous et le Christ physique, il y a deux mille ans d’histoire. Alors le Christ, le Sauveur, nous ne pouvons le rencontrer qu’au travers d’hommes qui nous parleront de lui.

Ah mes amis, si vous n’avez que des paroles d’hommes pour votre salut je vous plains de tout mon cœur! Si vous n’avez que mes paroles à moi, vous êtes bien à plaindre.

Je vais vous étonner ce soir. Qui vous prouve que je vous dis la vérité? Qui vous dit que je ne suis pas en train de vous mettre tous en boîte? Vous allez dire : "Mais c’est impensable ! Vous ne pouvez pas nous parler comme vous le faites et en même temps avoir des mobiles inavouables !" Mais encore, j’insiste, qui vous dit que je ne suis pas en train de vous raconter des histoires et de vous tromper sciemment? N’est-ce pas là ce que font les sectes, que soit le Temple solaire, les Témoins de Jéhovah, le Nouvel Age ou la pseudo Eglise de la Scientologie ou même l’Eglise tout court, celle qui prétend à l’infaillibilité pour mieux tromper ses ouailles, les empêcher de réfléchir pour les retenir dans son sein ? Tout ceci nous conduit à la conclusion que ce dont vous avez besoin, ce n’est pas de la parole des hommes, fussent-ils d’Eglise les plus mitrés et les plus titrés ; ce dont vous avez besoin c’est de la Parole du Seigneur.

 

Ecoutez ce qu’il est écrit, écoutez bien, je cite Romains 10 :17: "La foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend de…. la parole de Fernand Legrand ou du pasteur X ou du prélat Untel ?" Est-ce que c’est ça que Dieu dit? Non bien sûr! Voici ce dit l’Ecriture : "La foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend de la Parole de Christ."

Un jour le grand apôtre Paul, le prince des apôtres, le docteur de l’Eglise, celui dont on a pu dire qu’il était le premier après l’Unique, Paul donc s’est arrêté dans la ville grecque de Bérée. Il est dit en cette occasion en Actes 17 : "Les Juifs de la ville de Bérée avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils sondaient chaque jour les Ecritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact." C’est-à-dire que même la prédication de Paul était passée au crible de la Sainte Ecriture. Et la parole du prédicateur doit être le reflet de l’Ecriture Sainte. C’est aux pieds la Bible qu’il faut venir s’asseoir comme le faisait Marie autrefois pour écouter parler le Seigneur. La Bible seule est la Parole inspirée de Dieu. La Bible seule est la vérité dans le sens le plus absolu. C’est là que Dieu nous parle en toute sûreté. Et c’est en lisant cette Parole que vous pourrez dire comme cette femme : "J’ai lu un livre qui m’a dit tout ce que j’ai fait." C’est la Parole de Dieu.

 

Au siècle passé, en Angleterre, le pays où la Bible était pourtant répandue, il y avait encore des gens qui ne l’avaient pas. Un jour un vieux couple de rudes travailleurs reçut une Bible. Ils étaient au soir de leur vie. L’homme qui était du genre taiseux et taciturne lut cette Bible pendant une semaine. Il s’est alors tourné vers sa femme et il a dit : "Femme, si ce livre est vrai, nous sommes dans l’erreur!" Il a continué à la lire pendant une autre semaine. Puis il a dit à sa femme : "Femme, si ce livre est vrai, nous sommes perdus!" Il a continué à la lire, et plusieurs jours après il a dit : "Femme, si ce livre est vrai, nous pouvons être sauvés!" Et ils ont été sauvés! Parce que dans le livre, ils ont trouvé le message de l’amour de Dieu, du pardon de Dieu, du don du Fils de Dieu sur la croix qui mourrait à leur place. Ils y ont cru et ils ont été sauvés tous les deux!

Aujourd’hui encore, nous pouvons tous entendre le Seigneur, puisqu’il continue à nous parler dans sa Parole, qui est de nos jours financièrement accessible aux plus démunis. Il faudra peut-être insister comme ce vieil homme, insister dans la lecture. D’ailleurs, les Samaritains ont insisté auprès du Seigneur pour qu’il reste chez eux. On dirait même, que le Seigneur s’est fait un peu prier. Ils ont dû insister. Et le résultat, c’est que le Seigneur, qui ne faisait que passer, est resté deux jours entiers chez eux, le temps nécessaire pour qu’ils se convertissent tous. Il nous faut aussi insister dans la lecture de la Parole de Dieu. Elle ne se lit pas comme le journal, ce n’est pas un roman, la Parole de Dieu, bien qu’il y ait des pages tellement extraordinaires et faciles à lire que j’ai appelé le livre des Actes des Apôtres le livre d’aventures de la Bible. Et même pour les jeunes, c’est plus fort et surtout plus vrai qu’Astérix, Tintin, ou Harry Potter. C’est un livre prodigieux!

 

Bien sûr, quand on en vient à la lecture de la Bible, on n’est pas au départ nécessairement heureux, pas plus que la Samaritaine quand elle a rencontré le Seigneur. Rencontrer quelqu’un qui vous dit tout ce que vous avez fait, ce n’est pas toujours plaisant. Et c’est ce que fait la Parole de Dieu, elle nous dit tout ce que nous avons fait. Tout, est-il écrit dans l’épître aux Hébreux chapitre 4 verset 12, " La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, elle juge les sentiments et les pensées du cœur." Quand le regard de flamme de Dieu pénètre dans notre cœur et met notre vie à nu, l’homme ne peut que craquer, il ne peut que pleurer, il ne peut que se frapper la poitrine. Oui, un premier contact avec la Parole de Dieu, avec Jésus-Christ révélé dans la Parole de Dieu, peut paraître pénible. Ce fut le cas de Saul de Tarse, ce grand homme qui allait devenir l’apôtre Paul. Quand il a rencontré le Seigneur sur le chemin de Damas, il a été plaqué au sol et il a entendu cette voix qui lui disait : "Saul, il te serait dur de regimber contre les aiguillons."

Le Seigneur nous parle de nouvelle naissance comme condition sine qua non pour entrer dans le royaume de Dieu. Les femmes pourraient en parler, elles savent la somme de souffrances que représente la naissance d’un enfant. De même une âme qui se fraye un passage du royaume de la perdition pour entrer dans le royaume de Dieu, passe aussi par une certaine mesure de souffrance exprimée par le mot repentance. Mais lorsqu’on y est entré, quelle joie, quel bonheur ! Quelle sécurité éternelle quand on peut dire : "Je sais que je suis sauvé!" et non pas " je l’espère, je le pense ", ou " on peut pas le savoir ", mais au contraire " je sais, j’en ai l’assurance! " Savoir que l’on est sauvé, que l’on appartient au Seigneur que l’on est prêt à passer par la vallée de l’ombre de la mort sans craindre aucun mal comme le dit le Psaume 23, ce sont là des joies que vous ne rencontrez nulle part dans ce monde.

 

Alors, mon vœu, c’est que l’expérience des Samaritains devienne la vôtre et que la source de leur foi soit aussi la vôtre. Ecoutez ce qu’il est dit d’eux : "Beaucoup crurent à cause de Sa parole." Non plus la parole de la femme mais la parole du Seigneur. Ah, la joie de dire : "Je me suis converti, mais celui qui m’a emmené au Seigneur n’a été que le poteau indicateur, sans plus." Et c’est ce que je veux être ce soir, le poteau indicateur qui vous dit : Voilà le chemin! Allez-y! Allez à lui afin que vous puissiez dire : "C’est sa parole à lui qui m’a réveillé, qui m’a fait rentrer en moi-même, qui m’a fait sortir de moi-même ; j’ai cru, je crois et je croirai car c’est à lui seul que j’ai eu affaire!" Et ce qu’ils ont dit à cette femme, je voudrais tellement que vous le disiez un jour : "Ce n’est plus à cause de ce que toi tu nous as dit, que nous croyons. Non, ce n’est plus à cause de ta parole à toi, mais nous l’avons vu, nous l’avons entendu et nous savons qu’il est le Sauveur du monde."

Avant de rencontrer Jésus, notre foi repose sur les hommes. On a toujours besoin des autres pour croire, on est toujours à la remorque de quelqu’un. Et si quelqu’un n’a pas quelque chose de sensationnel à dire, notre foi s’évapore comme de l’eau sur le feu. Mais quand on est allé directement à Jésus, quand on a eu avec lui un tête -à -tête, quand on peut dire : "Nous savons qu’il est le Sauveur du monde ", on peut aussi ajouter cette conviction de l’apôtre Paul qu’il avait reçue en droite ligne du ciel et qu’il nous communique en 2 Cor : 5 :1 : " Nous savonsque nous avons dans le ciel…une demeure éternelle… "

Hélas, il y en a beaucoup qui n’en sont pas encore là ; ils en sont encore à dire "Nous ne savons pas si nous sommes sauvés." Ou bien: "Adressez-vous au pasteur ou à mon confesseur ; lui doit le savoir parce que moi je ne le sais pas". Mes chers amis, laissez-moi vous dire que si vous étiez sauvés, vous le sauriez. Et si vous ne le savez pas, mais c’est parce que vous ne l’êtes pas. Mieux vaut voir les choses en face. Moi non plus, je ne me suis pas senti à l’aise quand on m’a posé la question pour la première fois, ça m’a gêné drôlement! J’ai dû me mordre la langue pour ne pas envoyer verbalement mon interlocuteur sur les roses. Mais maintenant, je bénis Dieu pour le jour où j’ai été mal à l’aise. Parce que ça m’a obligé à réfléchir et maintenant je peux dire : Oui, je suis sauvé, non pas parce que je me suis sauvé moi-même mais parce que c’est lui qui m’a sauvé. L’apôtre Paul a dit : "Je sais en qui j’ai cru." Je le sais! Dans la première épître de Jean au chapitre 5, il y a ces paroles extraordinaires de l’apôtre Jean qui, sous la dictée du Saint-Esprit, dit : "Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle." On peut donc le savoir! Ce que Jésus-Christ donne, ce sont des certitudes. Et ceux qui n’ont pas de certitudes, c’est parce qu’ils n’ont pas encore rencontré le Seigneur, ils n’ont qu’entendu parler de lui. C’était l’expérience de Job. Job était un homme pieux, sincère et croyant mais il n’avait pas fait la rencontre décisive avec Dieu. C’est à la fin de ses douloureuses expériences qu’il a résumé la chose par cette phrase : "J’avais entendu parler de toi, mais maintenant - mais maintenant! - mon œil t’a vu."

 

On raconte que le père Peugeot, le fondateur des grandes usines qui font de bonnes automobiles, était un homme pieux, un protestant bon teint, un homme d’église, un homme droit et sincère mais sans certitudes quant à son salut éternel. Il ne fallait surtout pas lui poser la question : "Est-ce que vous êtes sauvé?" Il n’aurait pas pu répondre par l’affirmative. Alors que l’entreprise n’était encore que familiale, il avait parmi ses ouvriers, un jeune homme qui lui, avait fait l’expérience de la conversion, il savait qu’il était sauvé. Sa vie en avait été transformée et il priait pour son patron. Un jour il a pris son courage à deux mains et il a demandé au patron de lui accorder un entretien. Il lui a parlé du salut et lui a expliqué comment on pouvait être sauvé. Et respectueusement, le père Peugeot a écouté le témoignage apporté par ce jeune homme Et non seulement il l’a écouté, mais il l’a reçu pour lui-même. A partir de ce jour-là sa foi a été différente, plus personnelle et plus profonde. Et avant sa mort, en vue de son départ pour la gloire il a voulu que sur le faire-part, on écrivît cette phrase de Job : "Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu!"

 

Si donc, jusqu’à présent, votre expérience s’est limitée à avoir entendu parler de lui, je voudrais que vous alliez un pas plus loin, que vous fassiez le pas de la grande rencontre avec lui et que l’œil de votre foi, le voie, lui, le Sauveur, sur la croix, et que vous compreniez par l’illumination intérieure du Saint-Esprit la raison de sa mort sur la croix. Car s’il est là, condamné à mort, c’est pour vous épargner de l’être. Voyez-vous, Dieu dit que le salaire du péché, c’est la mort. Cependant Jésus, qui ne devait pas mourir puisqu’il n’avait pas de péché, est mort quand même. C’est donc qu’il n’est donc pas mort pour lui-même, c’est qu’il est mort pour quelqu’un d’autre. Mais pour qui? Il faut aller au-delà d’un vague et impersonnel "Il est mort pour tous" pour arriver à "Il est mort pour moi".

Comme hier soir, nous aurons une minute de recueillement. Nous allons courber nos têtes, fermer nos yeux et, en silence, je vous invite à vous adresser vous-mêmes au Seigneur. Faites-le, non pas dans une prière que l’on récite, mais avec les mots de tous les jours, ceux qui viennent du cœur. Et si les mots ne vous viennent pas, je peux dire quelques mots très lentement, que vous pouvez répéter intérieurement, les dire à Dieu comme s’ils étaient les vôtres. Dites-lui simplement : "Seigneur, je suis inquiet et je suis troublé ce soir ; j’ai découvert que ma foi n’est pas celle qui sauve, j’ai surtout cru à ce que les autres m’ont dit de toi mais je n’ai jamais eu de vrai tête-à-tête avec toi, mais aujourd’hui, c’est de toi seul que je m’approche, c’est toi seul que j’appelle. Je crois que tu t’es donné pour moi et en retour je me donne à toi ce soir. Aide-moi à me mettre désormais à l’écoute de ta Parole. Aide-moi à entendre ta voix quand je lirai la Bible. Merci Seigneur."

UNE FEMME LIBEREE PAR LA FOI

Publié le 22/10/2011 à 10:49 par jesusrevientmaintenant Tags : merci femme amour chez fond homme enfants amis vie fille nature mort femmes dieu moi livre monde lecture

Une femme libérée D'APRES L'EVANGELISTE FERNAND LEGRAND

Lecture : Jean 4.3-30 et 39-42  Jésus quitta la Judée, et s'en alla encore en Galilée. Et il fallait qu'il traversât la Samarie. Il vient donc à une ville de la Samarie, nommée Sichar, près de la terre que Jacob donna à Joseph son fils. Et il y avait là une fontaine de Jacob. Jésus donc, étant lassé du chemin, se tenait là assis sur la fontaine; c'était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire (car ses disciples s'en étaient allés à la ville pour acheter des vivres). La femme samaritaine lui dit donc: Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire à moi qui suis une femme samaritaine? (Car les Juifs n'ont point de relations avec les Samaritains.) Jésus répondit et lui dit: Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t'eût donné de l'eau vive. La femme lui dit: Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond; d'où as-tu donc cette eau vive? Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits; et lui-même en a bu, et ses fils, et son bétail? Jésus répondit et lui dit: Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai, moi, n'aura plus soif à jamais; mais l'eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d'eau jaillissant en vie éternelle. La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n'aie pas soif et que je ne vienne pas ici pour puiser. Jésus lui dit: Va, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit et dit: Je n'ai pas de mari. Jésus lui dit: Tu as bien dit: Je n'ai pas de mari; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari; en cela tu as dit vrai. La femme lui dit: Seigneur, je vois que tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu'à Jérusalem est le lieu où il faut adorer. Jésus lui dit: Femme, crois-moi: l'heure vient que vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Vous, vous adorez, vous ne savez quoi; nous, nous savons ce que nous adorons; car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car aussi le Père en cherche de tels qui l'adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit: Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses. Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle. Et là-dessus ses disciples vinrent; et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme; toutefois nul ne dit: Que lui demandes-tu? ou, de quoi parles-tu avec elle? La femme donc laissa sa cruche et s'en alla à la ville, et dit aux hommes: voyez un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait; celui-ci n'est-il point le Christ? Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui… Or plusieurs des Samaritains de cette ville-là crurent en lui, à cause de la parole de la femme qui avait rendu témoignage: Il m'a dit tout ce que j'ai fait. Quand donc les Samaritains furent venus vers lui, ils le priaient de demeurer avec eux; et il demeura là deux jours. Et beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole; et ils disaient à la femme: Ce n'est plus à cause de ton dire que nous croyons; car nous-mêmes nous l' avons entendu, et nous connaissons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde.   Nous sommes ici dans la ville de Sichar qui est la Sichem de l’Ancien Testament, en Samarie, une province de la Palestine. Entre les Juifs et les Samaritains, il y avait une rivalité proche de la haine que rien ne pouvait abattre. Qui étaient les Samaritains ? Quatre ou cinq siècles auparavant, les Samaritains étaient des gens que le puissant roi de Babylone, Nebucadne tsar avait transplantés en Palestine. Il les y avait déportés un peu comme Hitler se proposait de déporter toute la population occidentale en Sibérie s’il avait gagné la guerre. Ces gens avaient adopté la religion des Juifs, ils adoraient le même Dieu mais ils le servaient et l’adoraient à leur façon. C’est-à-dire qu’au lieu de monter à Jérusalem où il était le temple de Yahvé (de l’Eternel), ils avaient construit leur propre temple sur la montagne de Samarie. Cela leur permettait de rester indépendants des Juifs qu’ils détestaient. Entre eux, il y avait une haine héréditaire, culturelle, raciale, au point que pour un Juif, quand le plus court chemin pour aller d’un endroit à un autre passait par la Samarie, il n’hésitait pas à faire un détour pour ne pas passer chez ces gens qu’ils exécraient. Il faut dire que les Samaritains leur rendaient la monnaie de leur pièce.   Alors qu’on se détournait de Samarie, Jésus, lui, y est passé volontairement. Il est au-dessus des barrières douanières, raciales, culturelles, politiques, religieuses et sociales. Aujourd’hui, Jésus passe encore parmi les pygmées de l’Afrique Centrale. Il s’arrête sur les bords du fleuve Jaune. Il s’arrête sur les bords de l’Orénoque. Et il est ici à Haguenau ce soir. Pour nous parler, il a traversé la distance qui sépare le ciel de la terre. Il a franchi la distance qui sépare le divin de l’humain. Lui qui était Dieu, il s’est fait homme. Il a pris un corps comme le nôtre. Cela veut dire que plus aucune barrière ne l’empêchera de venir à nous. Jésus s’arrête au puits de Sichar. Remarquez qu’il aurait pu s’arrêter un peu avant ou un peu plus loin, mais non, il s’est arrêté là parce qu’il attend quelqu’un, il a pris rendez-vous avez avec cette femme sans qu’elle le sache. Si le Seigneur était venu un quart d’heure plus tôt, c’eût été un quart d’heure trop tôt. S’il était arrivé un quart d’heure plus tard, c’eût été un quart d’heure trop tard. Il est arrivé juste à temps. L’hôte divin qui veut entrer dans votre vie choisira toujours le moment le plus opportun. Quand vous serez sollicité de donner votre vie à Christ, sachez-le, c’est le moment le plus favorable de votre vie. Il est répété dans l’épître aux Hébreux : "Maintenant est le temps favorable. Aujourd’hui est le jour du salut." Il n’y a pas de moment plus favorable pour vous que celui-ci : Jésus qui vous connaît, qui sait quel a été votre passé, votre avenir, et le nombre de jours que vous avez à vivre, le Seigneur vous dit : "Maintenant!" Prenez le cas de Simon de Cyrène. C’est alors qu’il revenait des champs que le Seigneur l’a rencontré pour qu’il porte sa croix. Ce soir, le Seigneur vous rencontre au milieu de vos projets, et vous êtes si affairés que vous êtes enclin à lui dire : "Seigneur, une autre fois!" Prenez le cas de Saul de Tarse. Le Seigneur l’a rencontré en pleine révolte. Il l’a arrêté sur le chemin de Damas alors qu’il respirait la haine et le meurtre. Nous estimerions que ce n’était pas là le meilleur moment pour le rencontrer, mais pour le Seigneur qui voit les choses autrement que nous, c’était le meilleur moment et la suite l’a prouvé. Et pour la Samaritaine, le Seigneur la rencontre dans sa solitude et son libertinage. Voyez-vous, c’est quand nous pensons le moins à lui, que lui pense à nous. C’est quand nous estimons avoir le moins besoin de lui, qu’en réalité nous avons le plus besoin de lui.   Une autre question se pose à nous : pourquoi vient-elle seule au puits de Sichar? Ce n’était pas la coutume d’y venir seule. C’était à la soirée, après la chaleur du jour, que les femmes sortaient des villages pour renouveler leur provision d’eau. Et d’ailleurs, pour qui connaît toute fille d’Eve, quelle attraction de se retrouver en groupe pour y aller chacune de son petit commérage quotidien. Voyez-vous, cette femme aurait dû vivre dans notre troisième millénaire. Elle croyait au mariage à l’essai, à l’amour libre, au concubinage. Elle est, comme on disait autrefois, de mauvaise vie, elle faisait la vie! Elle vient seule à Sichar parce que, au fond, elle est seule. Elle vit en recluse, elle n’a pas la sympathie des autres femmes, cette voleuse de maris. Elle est mise en quarantaine par les autres, elle vit une vie irrégulière et on la montre du doigt. Vous allez peut-être penser : "Et c’est pour une femme de cet acabit que le Seigneur est venu à Sichar! N’y avait-il pas dans la ville quelque personne plus digne qu’elle?!" Mais mes amis, le Seigneur a été et reste encore le Sauveur des vies brisées. Il est toujours l’ami des publicains, des gens de mauvaise vie. N’a-t-il pas dit que ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin mais les malades?   Elle vient tirer de l’eau au puits de sa ville et elle y voit venir Jésus. Elle lui jette un regard en coin et intérieurement, elle pense avec mépris : "Encore un Juif!" Voyez-vous, elle garde dans son cœur cette antipathie, ce sentiment raciste encore tellement répandu dans le monde aujourd’hui. Et elle va partir mais le Seigneur la retient et lui dit : "Donne-moi à boire!" Le Seigneur a aussi sa façon à lui de nous retenir car nous aussi nous lui tournons le dos. Et il a sa façon à lui de nous arrêter, de nous retenir et cela parfois porte un nom : la maladie, l’accident, la perte de la fortune, le départ d’un être cher, la trahison de la petite amie ou l’échec au dernier examen. C’est sa façon à lui de dire : "J’ai quelque chose à te dire !"   Quelle leçon d’évangélisation Jésus nous donne! Il l’entreprend sur le but de sa présence au puits de Sichar. Elle y vient pour remplir sa cruche et il lui demande à boire: "Donne-moi à boire!" Elle le regarde, elle ne comprend pas. Elle croit avoir devant elle un de ces Juifs rempli de lui-même, rempli d’un sentiment de supériorité, et voici qu’au contraire il s’abaisse à lui demander une faveur à elle d’une ethnie ennemie. Elle lui dit : "Comment! toi qui es Juif, tu t’adresses à moi qui suis une femme samaritaine!" Et tout doucement le Seigneur va lui dévoiler le but de sa présence. Il lui dit : "Si tu connaissais le don de Dieu!" Et insensiblement il passe du besoin physique, de la soif du corps, à la soif de l’âme. Parce que Jésus sait que le plus grand besoin de l’homme, c’est un besoin de l’âme qui est là refoulé au fond de son être. Il sait que nous avons soif de paix, de bonheur, de sécurité, de salut, d’amour. Il sait que la vie n’est qu’une longue recherche après l’étanchement de cette soif. Car dans tout homme, voyez-vous, Dieu a mis le goût de lui-même. Il y a dans notre cœur une place que l’infini de Dieu, seul, peut remplir, ce qui a fait dire à Pascal: "Dans le cœur de tout homme, il y a un vide qui a la forme de Dieu." C’est pourquoi il n’y a rien d’étonnant à ce que les gens du monde, fussent-ils les plus comblés, ne soit jamais satisfaits. Comment voulez-vous qu’un litre d’eau puisse remplir une cuve d’une tonne? Le matériel non plus ne comble jamais les aspirations spirituelles. Alors, comme elle doit sans cesse revenir faire sa petite provision, nous aussi il nous faut toujours renouveler nos petites expériences. Et c’est le Seigneur qui le dit : "Celui qui boira de cette eau aura encore soif", parce que le bonheur parfait nous échappe du fait que nous le cherchons là où il ne se trouve pas ou parce que tout simplement nous passons à côté. Et la première réponse du Seigneur, à cette quête de l’assouvissement c’est: "Si tu connaissais le don de Dieu!" Et je vous la redis aussi cette parole : mes amis, si vous connaissiez le don de Dieu! Et le don de Dieu, c’est Jésus-Christ!   Voici en deux temps son programme pour notre vie: 1) En premier lieu au verset 14, il dit: "Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif". Ce que Jésus propose, c’est quelque chose de durable, qui ne vous laisse pas le lendemain l’âme pantelante avec un sentiment de frustration de plus. Et la preuve de cette vérité, il suffit de la demander à ceux qui ont fait expérience de se convertir à Jésus-Christ ; tous vous diront : "Oui mon cœur était vide autrefois, mais combien le Seigneur me satisfait et me comble maintenant!   2) En deuxième lieu, ce que Jésus donne deviendra en lui une source qui jaillira jusque dans la vie éternelle selon ses propres paroles, c’est-à-dire la fin d’une vie terne, le début d’une vie d’influence. Et qui n’a jamais désiré avoir une vie pleine, une vie influente qui pèse à la fois dans la balance des hommes et dans la balance de Dieu?   Mais voyez-vous, cette femme n’a pas saisi. Le voile du matérialisme l’empêche de comprendre. Elle dit au Seigneur : "Mais Seigneur tu n’as rien pour puiser et le puits est profond!" Et c’est vrai que le Seigneur n’a jamais rien eu, jamais rien pour satisfaire le péché des hommes, pour plaire à leurs ambitions, pour satisfaire leurs passions et jouissances charnelles. Il n’a rien pour puiser, il n’a rien pour éblouir, rien pour flatter. Il est venu sans une épée, sans une armée. Il s’est présenté à l’avare Lévi et il n’avait pas un sou. Il s’est présenté au brigand sur la croix et il n’avait rien pour le faire échapper au supplice. Et cependant il leur a donné tout ce qu’il leur fallait, exactement ce qui leur manquait. Voyez-vous, Jésus n’avait besoin de rien pour puiser parce qu’il était lui-même la source. L’eau c’était lui. L’eau qui désaltère, l’eau de la vie, c’était lui ; il n’avait pas besoin de la puiser. Le pain qui rassasie, c’est lui ; il n’a pas besoin de le faire. La vie, la vie éternelle, c’est lui-même dans sa personne ; il n’a pas à l’emprunter. Il a dit : "Je suis le chemin, la vérité! Je suis la vie."   Alors la femme lui dit : "Seigneur, donne-moi toujours cette eau afin que je ne vienne pas puiser ici." Sans doute connaissait-elle assez l’Ancien Testament pour avoir appris que dans une certaine circonstance, une pauvre veuve avec de jeunes enfants qui n’avait plus rien pour vivre sinon un vase d’huile quasi vide avait reçu la visite du prophète Elisée. Et un miracle permanent s’est produit, c’est-à-dire que miraculeusement le pot d’huile ne s’est jamais désempli. Et c’est sans doute ça qu’elle a en vue quand elle lui a demandé: "Seigneur, donne-moi toujours cette eau afin que je ne vienne plus puiser ici." Elle voit dans la proposition du Seigneur un avantage : celui de ne plus avoir à affronter l’opinion publique, c’est-à-dire de pouvoir continuer tout à son gré sa mauvaise vie en toute tranquillité d’esprit. Jésus devient pour elle une sorte de paravent derrière lequel elle pourra continuer à vivre comme elle a toujours vécu. Aujourd’hui comme autrefois, il y a des millions de gens pour qui la religion n’est qu’un paravent derrière lequel ils se permettent tout ce qui déplaît à Dieu. Alors le Seigneur l’interrompt et il lui dit : "Va chercher ton mari." Elle lui dit : "Mais, je n’ai pas de mari." "Pardon, tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant, ce n’est pas le tien" Le Seigneur met le doigt sur la plaie de sa vie. Je ne sais pas s’il lui reproche d’avoir eu cinq maris volés à d’autres femmes mais en tous cas le sixième, l’actuel, ce n’était pas le sien! Et le Seigneur lui révèle ainsi la vraie nature de son besoin. Son besoin, ce n’était pas de ne plus venir chercher de l’eau, c’était la soif de sentir au fond de son âme le pardon de Dieu et la force de rompre avec une vie de péché et de désordre. Tout est clair maintenant.   Mais voyez-vous, on ne se tourne pas vers le Seigneur, on ne se convertit jamais sans résistance et elle va employer un argument toujours utilisé aujourd’hui, celui de la religion. Car il est hélas vrai qu’on peut avoir une religion et être de mauvaise vie. Elle va employer la religion pour contrer le Seigneur. Elle lui dit: " Nos pères ont adoré Dieu sur cette montagne et vous les Juifs vous dites que c’est à Jérusalem qu’il faut l’adorer." Ce que j’aime dans cette situation, c’est l’extraordinaire franchise du Seigneur qui a osé dire des paroles que plus personne ne dirait aujourd’hui. Jésus lui a dit : "Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas". Autrement dit, votre religion est fausse! "Nous, nous adorons ce que nous connaissons!" Jésus ne lui a pas dit : "Toutes les religions sont bonnes, tous les chemins conduisent à Rome. Non, au risque de lui déplaire, il eut le cran d’ajouter : "Le salut vient des Juifs !" Aujourd’hui, les gens se cabreraient si on leur disait le quart de ce que Jésus lui a dit. C’est pourquoi, par un certain côté, j’admire cette femme, elle ne regimbe pas. Le Seigneur vient de toucher une corde sensible, celle de sa religion. Et on sait combien nos idées sur ce point sont sensibles, c’est un terrain miné. Mais elle accepte.   Le Seigneur la ramène alors sur le terrain de ses relations personnelles avec Dieu et il lui dit : "Ce que le Père recherche, ce ne sont pas des adorateurs qui vont à Jérusalem ou sur la montagne de Samarie." Ce que Dieu cherche ce ne sont pas des protestants ou des méthodistes ou des catholiques ou des baptistes ou des pentecôtistes ou l’un plutôt que l’autre des " ismes " du christianisme Il lui dit : "Ce que Dieu cherche, ce sont des adorateurs en esprit et en vérité." Autrement dit, il veut que la vérité habite au fond du cœur. D’un côté, Jésus vient de lui montrer que sa vie n’était pas vraie, que c’était une vie de dissimulation en marge de la loi de Dieu. De l’autre côté, il vient de lui montrer le Père et quelles doivent être ses relations avec lui: des relations véritables et spirituelles.   J’aime la logique de cette femme. Elle voit le fossé que son genre de vie a creusé entre elle et Dieu. Elle n’ose plus parler d’elle-même, elle n’ose plus parler de Dieu, alors elle parle de quelqu’un qui doit se tenir entre elle et Dieu. Elle dit au verset 25 : "Je sais que le Messie va venir et il nous apprendra toutes ces choses." Et au moment où elle reconnaît la nécessité d’un médiateur entre elle et Dieu, c’est à ce moment-là que Jésus lui dit : "Je le suis, moi qui te parle." Et ce qui s’est passé là, les regards qui ont été échangés, ça c’est un terrain sacré. La Bible ne nous l’a pas rapporté, mais ce qu’elle nous a rapporté, c’est la suite. Et il y a eu quatre suites.   La première au verset 28 : elle laisse sa cruche! Quel bouleversement! Pourquoi la remplir? Pour préparer le souper, le repas de son concubin? C’est fini! Il ira désormais prendre ses repas et ses pénates ailleurs! Elle fait demi-tour, c’est sa conversion! Elle laisse sa petite eau dans sa cruche. Elle a trouvé une autre eau, jaillissante celle-là!   La deuxième chose: elle va à la recherche des autres, elle va vers ceux qu’elle évitait, elle traverse le village, ce qu’elle n’a plus fait depuis longtemps. Elle respire et inspire le respect, ça jaillit, ça éclate, tout en elle bouillonne d’une nouvelle sève de vie. Ce n’est plus la même femme. Il y a en elle quelque chose de changé.   La troisième chose, elle laisse sa cruche, elle va vers les autres et elle dit, elle parle. Elle n’est plus dominée par la honte. Un caractère nouveau lui fait dominer la situation. Elle accomplit par avance cette parole que dira plus tard l’apôtre Paul : "Si tu crois dans ton cœur et que tu le proclames de ta bouche, tu seras sauvé." Elle a un témoignage personnel à rendre, elle a quelque chose à dire. Et le miracle se fait, on l’écoute ! Elle qui autrefois essayait de se justifier, maintenant dit : "Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait." Il y a là un sous-entendu accablant pour eux. Elle semble leur dire : "Vous aussi, vous me l’avez dit ce que j’ai fait, mais vous me l’avez mal dit, vous me l’avez dit sans amour, dans un esprit légaliste. Mais lui, il m’a parlé comme personne ne m’a jamais parlé!   Et la quatrième chose, elle dit : "Venez!" Elle insiste. Ils sont subjugués et ils viennent. Ils sont déjà à moitié convertis ! Elle leur avait mis l’eau à la bouche et ils ont voulu savoir pour eux-mêmes. Et après avoir entendu le Seigneur, ils lui ont dit : "Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons mais nous l’avons vu, nous l’avons entendu et nous savons qu’il est le Sauveur du monde!"   Alors, faites comme eux. Ne vous contentez pas de ce que je dis. Venez à lui, venez à la Parole de Dieu. Il est écrit quelque part dans la Bible : "Voyez et goûtez combien le Seigneur est bon!" Lorsqu’on va dans les foires commerciales qui se tiennent une fois l’an dans nos grandes villes, on trouve des comptoirs où l’on vous vend de tout. Et parmi les ustensiles sensés faciliter les tâches ménagères, il y a les robots de cuisine. Le démonstrateur vous fait par exemple de la "soupe-minute": il met quelques légumes, quelques ingrédients dans le robot, il appuie sur un bouton et en un instant la soupe est faite. Puis ils vous tend un verre d’échantillon de soupe-éclair qu’il vous fait respirer et il vous dit : "Allez, venez, voyez et goûtez!" Mais il ne suffit pas d’entendre l’offre. Il faut prendre le verre et goûter ce qui vous est offert. Beaucoup de gens font la même chose quant à la vie éternelle. Ils connaissent quelque chose du Seigneur, ils en ont entendu parler, ils fréquentent les lieux de culte et vivent dans le sillage de Jésus-Christ. Ils respirent un peu de sa sainteté. Il ne serait pas exagéré de dire que le parfum de sa personne flotte parmi nous ce soir. Mais il ne suffit pas de humer au passage le parfum de la personne du Sauveur, de laisser passer un petit frisson d’émotion dans son cœur, de désirer à distance le salut de Dieu. Il est écrit : "Voyez et goûtez!" Il faut le prendre! Dans le livre de l’Apocalypse au chapitre 3 et verset 20, le Seigneur dit : "Voici je me tiens à la porte - à la porte ça veut dire qu’il est tout près mais encore dehors - je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix - et vous avez entendu sa voix au travers de la prédication - si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui." C’est-à-dire il faut le laisser entrer. Dieu ne force jamais la porte d’un cœur. Il frappe, il demande admission. Le loquet, a-t-on dit, est à l’intérieur. Et il faut le laisser entrer et lui dire : "Seigneur, entre!" Et le Seigneur en réponse entrera avec tout ce qu’il est dans sa personne, avec ses perfections, avec le pardon, avec le ciel, avec la vie éternelle.   Nous sommes arrivés à la fin de cette rencontre. Le moment est arrivé pour vous de passer à l’action, de prendre le salut que le Seigneur vous tend et de le goûter à plein bord. Nous allons nous recueillir un instant pour une minute de prière silencieuse. A vous de lui ouvrir la porte de votre cœur et de l’inviter à entrer. Et si les phrases ne vous viennent pas facilement, permettez-moi de vous aider par quelques paroles que j’articulerai lentement afin que vous puissiez les répéter intérieurement, les dire à Dieu comme si elles étaient les vôtres : " Seigneur Dieu, tu m’as parlé ce soir ; j’ai entendu ta voix tout au fond de ma conscience ; comme à cette femme, tu m’as dit tout ce que j’ai fait. Moi aussi j’ai vécu en marge de tes lois. Comme elle j’ai péché contre toi . Je n’ose parfois pas croiser le regard de mon propre passé . Je m’efforce de ne plus y penser mais sans succès . Je te demande pardon Je crois que pour pouvoir me pardonner tu as livré ton propre Fils à la mort . Je crois avec cette femme qu’il est le Sauveur du monde et je lui demande de me sauver. Comme elle je laisse, je casse la cruche de mon genre de vie qui te déplaît. Avec ton aide, dés ce soir, je veux vivre autrement et je veux commencer à goûter combien tu es bon". Merci Seigneur.

LE POIDS DES MOTS

Publié le 22/10/2011 à 10:48 par jesusrevientmaintenant Tags : merci bonne amour chez fond france homme enfants histoire amis vie mort femmes film dieu moi livre monde fleur texte heureux lecture chevaux fantaisie horreur

 

Le poids des mots D'APRES L'EVANGELISTE FERNAND LEGRAND

Un philosophe grec a un jour demandé à son serviteur Esope qui n’était pas moins philosophe que lui (il est d’ailleurs connu pour ses fables), de lui préparer le meilleur des repas.

Et Esope lui a servi une langue en disant: Avec la langue on peut rendre heureux, on peut adoucir la douleur, soulager le désespoir, relever les abattus, inspirer les découragés, aider son semblable. Alors son maître lui a dit: Eh bien, sers -moi la plus mauvaise des choses, et il lui a derechef servi une autre langue en disant: Avec la langue on peut maudire et briser le cœur, on peut détruire des réputations, amener la discorde, la guerre au sein des familles, des communautés et des nations.

Voilà ce que disait un philosophe grec à propos de la langue.

Nous allons voir à présent ce que nous dit la Bible sur le même thème. C’est l’épître de Jacques vers la fin de la Bible pour ceux qui ont la bonne habitude de prendre la Bible avec eux pour suivre et contrôler ce qui est dit, et pour se laisser imprégner par la lecture de la Parole de Dieu. Donc, dans Jacques au chapitre 3, je lis: " Qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés d’autant plus sévèrement. Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche pas en paroles, ou, selon une autre version ne faillit pas en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons ainsi leur corps tout entier. Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote. De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voyez, comme un petit feu peut embraser une grande forêt! La langue aussi est un feu; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne. Toutes les espèces de bêtes, d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, sont domptés et ont été domptés par l’homme; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter; c’est un mal qu’on ne peut réprimer; elle est pleine de venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas qu’il en soit ainsi. La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère? Un figuier peut-il produire des olives, ou une vigne des figues? De l’eau salée ne peut pas non plus produire de l’eau douce".

 

Dieu a donné à la race humaine le privilège de pouvoir s’exprimer de façon précise par le moyen de la parole. Et cela fait reposer, sur nos épaules à tous, une très lourde responsabilité, parce que Dieu va nous tenir responsables de tout ce qui sera sorti de notre bouche, soit bien, soit mal. Tellement grande est l’importance que Dieu fait reposer sur nos paroles, que Dieu dit que l’homme parfait, nous venons de le lire, c’est celui qui tient sa langue en bride, c’est celui qui ne bronche pas ou qui ne faillit pas en parole. Dieu ne dit pas que l’homme parfait c’est le fin causeur, l’homme raffiné qui mesure sa cadence d’expression. On peut être d’une très grande érudition, précieux dans sa façon de s’exprimer, d’une grande puissance d’oraison, on peut être maître de sa syntaxe et être plus lamentable devant Dieu que le plus frustre des campagnards. Dieu déclare que l’homme parfait c’est celui qui ne faillit pas en parole, qu’il soit éloquent ou non, car de très mauvaises choses peuvent se dire éloquemment.

 

La langue, une petite chose

Par rapport à notre corps, la langue, j’ai essayé de faire le calcul sans y arriver tout à fait, la langue est, disons, mille fois plus petite que lui, et cependant, elle enflamme le cours de la vie comme la géhenne. L’exemple le plus célèbre de tous, c’est celui d’Hitler dont la parole rugueuse a enflammé tout un peuple, et a conduit à un holocauste épouvantable de cinquante millions de morts. Sa tactique était simple: " Mentez, mentez encore, ne dites pas des petits mensonges, dites-en des grands, répétez-les et on finira par les croire". Et nous savons ce que ça a donné.

Hélas, il faut dire que du haut de la chaire, une politique un peu semblable est adoptée depuis longtemps. Qu’importe pour certains prédicateurs que Dieu ait parlé dans la Bible. Ce qu’ils annoncent au peuple ce n’est plus le simple et pur évangile, ce n’est plus la voix des vieux prophètes qui disaient: " Ainsi dit l’Eternel", mais ce sont des théories édulcorées où la raison humaine s’est substituée à la Parole de Dieu avec pour résultat que les hommes n’ont plus l'occasion ou l’envie, ni de se repentir, ni de se convertir, ni d’être sauvés.

 

La langue, un poison

Et puis, avec la langue, quel poison ne peut-on pas distiller? Une insinuation malveillante, une plaisanterie acerbe, une médisance orientée peuvent marquer toute une vie. J’ai le souvenir récent de deux jeunes qui allaient se marier, ils s’aimaient profondément et quelques semaines avant le mariage, une épouvantable calomnie, quelques syllabes articulées avec malveillance sont venues détruire, pour toujours, deux vies promises à un bel avenir.

 

La langue: une souillure

Il est aussi écrit dans la Bible que: " La langue souille le corps". Dans l’évangile de Matthieu au chapitre 15 je lis ceci: Les pharisiens et les scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus et lui dirent: " Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leur repas"? Au verset 11, le Seigneur leur répond: " Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais c’est ce qui sort de la bouche qui souille l’homme". Voyez-vous, les pharisiens avaient établi des traditions d’hommes qui souvent remplaçaient la Parole de Dieu. Pour eux, prendre un repas sans s’être au préalable lavé les mains, c’était souiller son âme. Manger tel ou tel aliment, que dans leur fantaisie ils avaient interdit de manger tel ou tel jour de l’année, c’était souiller son âme. Bien avant une certaine Eglise, ils avaient inventé des jeûnes de tout espèce qu’on était tenu d’observer comme s’ils étaient des commandements de Dieu; aussi le Seigneur leur retourne-t-il une réplique cinglante: " Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme, c’est ce qui en sort!". Le Français ne souille pas son âme parce qu’il mange du camembert ou du Munster bien fait. Le Chinois ne souille pas son âme parce qu’il se délecte d’œufs plus très frais. Le Mexicain ne souille pas son âme parce qu’avant de couper son pain il aiguise son canif sur la plante de son pied! Non, dit le Seigneur: " Ce qui souille l’homme ce n’est pas ce qui entre en lui, c’est ce qui en sort".

 

Une bonne règle

Je vais vous donner une bonne règle qui vaudra mieux que tous les carêmes et tous les jeûnes que l’on peut faire, que tous les kilos de viande ou de poisson qu’il faut manger ou ne pas manger. C’est un autre philosophe grec qui a vu un jeune homme tout essoufflé venir à lui pour lui rapporter une histoire. Il l’a arrêté et lui a dit: Je veux passer ce que tu vas me dire au crible de 3 questions. D’abord la première: Est-ce que c’est entièrement vrai? Oh ben, c’est à dire que…! Deuxième question: Est-ce que c’est une bonne chose? Eh bien, non pas précisément. Troisième question: Est-ce qu’il est utile que je le sache? Ma foi, non. Alors si ce n’est ni vrai, ni bon, ni utile je ne veux pas le savoir. Voilà une bonne règle.

 

La langue: cette indomptée

Dans ce fameux texte de Jacques on lit que tout a été dompté. Si vous allez dans une clairière de l’Inde vous verrez les éléphants, ces énormes pachydermes, employés au charroi des troncs d’arbres et qui sont conduits par un minuscule karnac qui les dirige à son gré.

Si vous allez au cirque, vous verrez tour à tour le tigre royal ou le lion africain faire des bonds et des exercices au gré et à la fantaisie d’une frêle dompteuse de fauves. Oui, tout a été dompté, mais Dieu dit que cette furie diabolique qu’est la langue, n’a jamais été domptée et j’en veux pour preuve des tas de gens qui m’ont dit: " Je n’ai jamais volé, j’ai jamais tué, mais personne ne m’a jamais dit: " je n’ai jamais menti ". Or les mensonges, les faux témoignages, les jurons, entrent dans la liste négative des dix commandements et c’est par- là que nous connaissons que nous sommes pécheurs.

La terre sur sa rotondité a, paraît-il, plus de deux mille langues. Les plus primitives n’excèdent guère les mille mots ; les langues modernes dépassent allègrement les cent mille, mais prenez le français volubile, l’anglais chantonnant, l’allemand guttural, les familles latines, slaves, orientales monosyllabiques, vous verrez qu’elles ont toutes des particularités communes, elles peuvent susciter la haine, engendrer des guerres et pervertir la vérité.

 

La langue: un feu inextinguible

La langue c’est comme un petit feu qui peut allumer de grands incendies. Nous ne savons hélas que trop bien en France où chaque année, les départements du sud sont enflammés par la maladresse des campeurs ou par des pyromanes. Il y a eu dans le passé des incendies célèbres comme celui de Rome par Néron ; celui de Chicago où toute la ville a brûlé par une lampe à pétrole qui s’est renversée ; celui du magasin de l’Innovation de Bruxelles qui a fait plus de deux cents morts. Et pour les jeunes, qui ne se souvient de Saint Laurent du Pont où je passe souvent, où plus de cent cinquante jeunes qui s’éclataient dans une discothèque se sont trouvés pris comme dans une souricière en feu. Quelle fin tragique pour cette surprise-partie où ils ont tous péris dans cet incendie.

C’est pourquoi Dieu compare la langue au feu car l’un et l’autre sont de bons serviteurs mais de mauvais maîtres. Ils ont des débuts insignifiants et des résultats catastrophiques.

A titre d’exemple, savez-vous qu’à moi tout seul, je suis plus fort que dix sections de pompiers, que je suis maître des plus terribles incendies qui puissent ravager une ville ? Dans ma main droite, j’ai des vies humaines encore intactes, des richesses fabuleuses intactes. Et cette puissance terrible, je la tiens sous la forme d’une boite d’allumettes. Et de cette boîte, j’extrais devant vous un petit bâtonnet blanc a tête brune. Une seule de ces allumettes mise au mauvais endroit donnerait des fournaises inextinguibles .Mais cela ne se passera pas, tant que j’en resterai maître. Mais le jour où ces petits bâtonnets dépasseraient mon contrôle, personne ne pourrait plus répondre de ce qui se passerait. C’est la même chose avec la langue. Un proverbe arabe dit: " Nous sommes toujours maîtres des paroles que nous n’avons pas dites ". Mais une fois parties, plus moyen de les rattraper. Plus que l’encre indélébile, elles résisteront à tout. Elles feront descendre des réputations dans la tombe, elles tenailleront des cœurs jusqu’à ce qu’ils aient cessé de battre, elles seront comme des feuilles jaunies sur des arbres en fleur, elles seront comme une verrue sur un beau visage, comme un suaire sur une robe de mariée.

Mais il y a plus grave, c’est que ces paroles auront été enregistrées par Dieu. Jésus a dit: " Je vous le dis: au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée". Il faudra y être confronté et c’est Dieu qui dit " Sache que ton péché te trouvera " et " Prépare- toi à la rencontre de ton Dieu ".

Dans le prophète Esaïe au chapitre 5, ce grand prophète parle de la part de Dieu, et il va dire six paroles. Il voit le peuple, sa condition morale et voilà ce qu’il dit:

Verset 8 " Malheur ( et ce mot il va le répéter six fois ) malheur à ceux qui ajoutent maison à maison … "

Verset 11: " Malheur à ceux qui se lèvent de bon matin et qui courent après les boissons enivrantes".

Verset 18: " Malheur à ceux qui tirent l’iniquité avec les cordes du vice ".

Verset 20: " Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal ".

Verset 21: " Malheur à ceux qui sont sages à leurs propres yeux ".

Verset 22: " Malheur à ceux qui ont de la bravoure pour boire du vin ".

Puis on passe au chapitre 6, et là le langage change: Esaïe voit la gloire de Dieu, il voit le temple de Dieu ouvert, il voit les séraphins qui se voilent la face avec leurs ailes, et il les entend crier " Saint, saint, saint est l’Eternel, toute la terre est peine de sa gloire!" et il dit au verset 4 que " par le retentissement de leur voix, les portes furent ébranlées dans leurs fondements, et la maison se remplit de fumée. "C’est alors qu’il s’écria " Malheur à moi!". Six fois, il crie: Malheur aux autres, mais la septième fois il dit: " Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, et j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures". Il vient de découvrir le péché de la langue; il se prend en horreur et il s’abîme dans la repentance. Heureusement le texte continue par: " l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente " (un charbon ardent dans une autre version) qu’il avait pris sur l’autel avec des pincettes, il en toucha ma bouche, et il dit: ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée et ton péché est expié".

Voyez-vous, ce qui s’est passé pour Esaïe doit se passer pour nous aussi. Le cri d’Esaïe " Malheur à moi", c’est sa repentance. Esaïe était pourtant un homme juste. Quel grand prophète! N’a-t-on pas appelé son livre le cinquième évangile ? N’était-il pas le serviteur de Dieu qui, selon la tradition, allait donner sa vie pour le service de l’Eternel ? Il finira en martyre, scié en deux, paraît-il. Oui, c’est un homme juste, qui tout à coup découvre la faille de sa vie. Et quelle est cette faille? La langue! Et il le confessera en avouant: " Je suis un homme aux lèvres impures, au milieu d’un peuple aux lèvres impures". C’était sa repentance, et cette repentance, Dieu la veut aussi chez nous et elle viendra le jour où comme Esaïe nous jetterons les yeux à la bonne place, sur l’Eternel des armées, le roi de gloire. Non pas sur un mécréant, nous pourrions dire, je vaux mieux que lui. Non pas sur un homme juste, nous pourrions dire: je vaux autant ou presque autant que lui. Mais le jour où nous regarderons la vie de Jésus-Christ, où nous écouterons ses paroles, où nous découvrirons sa sainteté, sa pureté, personne ne nous entendra plus jamais dire " je suis bon, juste, et honnête" mais plutôt comme Pierre nous nous écrierons: " Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur" (Luc 5:8). Le récit d’Esaïe s’achève par un charbon ardent tiré de l’autel qui touche sa bouche, et dont la conclusion est: " Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée et ton péché est pardonné".

 

Remarquable symbolique

Quelle remarquable symbolique que cet autel brûlant et ce charbon ardent appliqués à Esaïe. Connaissez-vous l’endroit le plus brûlant de l’histoire des hommes et de l’univers? Ce n’est pas Waterloo, Verdun, Stalingrad; ce ne sont pas les plages du débarquement ou la chute de Berlin. L’endroit le plus brûlant du monde, c’était en dehors des portes de Jérusalem sur le lieu dit du Crâne où une croix a été dressée et où Toutes les ardeurs de ta colère ont passé sur moi, est-il écrit. Quand Jésus-Christ a été élevé sur la croix pendant six heures, et qu’en particulier pendant les trois dernières heures, le soleil est parti, Dieu aussi est parti. Et c’est là que le Saint et Juste Fils de Dieu a poussé ce cri terrible, le cri des damnés en enfer: " Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné?". Il l’a poussé pour que vous ne le poussiez jamais, pour que personne ne se retrouve dans la géhenne de feu dont parle Jacques, pour que de cet endroit brûlant puisse descendre le pardon. Et, en réponse à notre repentance et à notre foi en Jésus-Christ comme seul moyen de salut, Dieu nous pardonne. Il est écrit: " Si nous confessons nos péchés il est fidèle et juste pour nous les pardonner et nous purifier de toute iniquité".

C’est de cet endroit qu’un brigand qui avait employé ses mains, son corps, sa langue pour faire le mal et pour maudire, tout à coup ouvre sa bouche pour dire ces paroles: " C’est justice, nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes mais lui n’as rien fait qui ne se dût faire; Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne". Et des lèvres quasi exsangues du Roi des rois, le pardon est descendu dans ces paroles sublimes que j’aime citer, et je ne le fais jamais sans émotion: " En vérité, en vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis".

 

Mais l’usage de la langue ne finit pas avec cette vie, tout ne se finit pas au cimetière comme certains voudraient le croire. Quand on lit Apocalypse 5, on y voit un grand trône qui est dressé dans le ciel; c’est le même trône qui a fait trembler le prophète Esaïe. Autour, il y a des multitudes d’êtres qui, chose surprenante, eux, ne tremblent pas. Pourquoi? Parce qu’ils sont revêtus de vêtements aussi blancs que le trône est blanc, ils ne détonnent pas sur ce fond de pureté absolue. Qui sont-ils, des êtres exceptionnels? Non, ce sont ces mêmes bouches qui autrefois ont blasphémé, ont menti, ont médit et calomnié, ont parlé à la légère, ont mis comme le dit le Psaume 69, le nom de Jésus dans la chanson des buveurs, ce sont les mêmes langues mais elles ont été pardonnées et purifiées par le sang de l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde et leur langage, comme leur vie, a changé. Il en vient de toute tribu, toute famille humaine, toute nation, peuple, race et langues nous dit l’Apocalypse à plusieurs reprises, et ils parlent maintenant une langue unique, la langue du ciel. Et dans cette foule, j’y vois le brigand dont je viens de parler, qui a dit: Seigneur souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne. J’y vois, entre autres, Anne, la maman du futur Samuel, dont l’âme est immensément triste et qui prie sans pouvoir articuler un mot car ses lèvres seules remuent, mais son cœur est en prière devant Dieu. J’y vois des hommes et des femmes de simple extraction, qui n’ont rien fait, ni rien dit d’extraordinaire dans leur vie, qui ont cru en Jésus-Christ comme en leur Sauveur personnel, qui ont tout simplement élevé leur famille à la gloire de Dieu, qui ont appris à leurs enfants à prononcer et à aimer le nom du Seigneur Jésus, ils sont tous là. Voyez-les se prosterner ensemble et écoutez-les dire à l’unisson: " A l’Agneau qui a été immolé soit l’honneur, la gloire, la force et la puissance aux siècles des siècles". Et les harmonies du ciel entonnent le prélude du cantique nouveau, et tandis que les musiciens du ciel entonnent l’ouverture de ce nouveau cantique, les Beethoven, les Mozart, les Bach s’estompent et disparaissent devant la majestueuse orchestration des chœurs éternels; des myriades de voix entonnent l’hymne triomphal à la gloire de l’Agneau et comme le dit un de nos chants:

" Nombreux comme le sable des plages"

" Quand au sein d’un vaste océan d’anges"

" Nos cohortes déversent leurs flots"

" L’univers tremble au son des louanges"

" Plus de combats, de pleurs, de sanglots"

 

En contrebas

Mais pendant que cela se passe dans le ciel, il faut compter avec ce qui se passe en contrebas. Dans l’évangile de Luc au chapitre 16, nous trouvons l’histoire d’un homme qui avait sa petite idée sur la religion mais qui, agissant à contresens, s’est occupé de cette vie qui passe sans penser à l’autre, qui ne s’est pas mis en règle avec Dieu, qui n’a pas fait la paix avec lui. Et tandis qu’un certain Lazare aurait voulu se rassasier des miettes qui tombaient de sa table, il préférait se vêtir de pourpre et de fin lin, faire, chaque jour, joyeuse et brillante vie, et il s’est retrouvé après son dernier soupir, dans les ténèbres du dehors. Ecoutez-le: il parle, il a toujours l’usage de sa langue qui ne se termine pas avec cette vie, et il s’adresse à Abraham. Il voudrait prier mais il est trop tard. Il cherche miséricorde mais il est trop tard. Il va même envisager d’évangéliser mais il est trop tard. De là où il est, il voit Lazare qui lui aussi est dans l’au-delà, mais du bon côté; c’est ce même Lazare à qui autrefois il a refusé un verre d’eau, et il voudrait qu’il aille tremper le bout de son doigt dans l’eau pour qu’il lui rafraîchisse la langue. Oui tout n’est pas fini avec la mort, en fait, ce sont les choses sérieuses qui commencent.

  Le grand silence

Je veux que vous voyiez la scène qui conduira à une éternité de malheur ceux qui n’ont pas pris la peine de chercher le pardon et l’amour de Dieu. C’est le grand jour du jugement, l’heure H a sonné. Maintenant Dieu s’arrête de parler en grâce, c’est fini, il va maintenant parler en jugement. Les tribunaux sont vides, l’heure des plaidoyers est passée. Les études d’avocats sont à l’abandon. Les émetteurs de radio sont silencieux, les haut-parleurs se sont tus. Plus de chuchotement, plus rien, notre globe est désert. Et un trône d’une éblouissante blancheur est dressé dans le ciel. Les trompettes sonnent, et Dieu amène les morts à la barre de son jugement. Et ils viennent de partout, des profondeurs de la mer, des cimetières militaires, des cimetières oubliés: ils vont à la rencontre de Dieu. Et dans cette foule, j’y voit des rois, des princes et des empereurs. Dans cette foule il y a Hitler aux discours rageurs qui fascinaient la jeunesse prussienne. J’y vois Voltaire, j’y vois des conférenciers athées dont la plume et la langue suintaient le fiel. J’y vois des avocats, des maîtres du barreau, des prédicateurs du faux évangile, des acteurs dramatiques, des philosophes, modernes et de l’antiquité, des présentateurs de la radio, des stars du film parlant et de la télévision, et ce qu’il y a de terrible, c’est aucun de ces maîtres de la parole ne trouve un mot à dire pour sa défense personnelle. Eux qui ont remué des foules par leur seul style oratoire, sont comme effondrés devant la catastrophe qui les atteint. Mais pourquoi? Pourquoi? Parce que Dieu dit: En ce jour là, toute bouche sera fermée (Rom.3:19). Toute bouche sera fermée. La blancheur éclatante et immaculée du trône de Dieu fermera la bouche à chacun. Mes amis, si vous êtes là, plaise à Dieu que vous n’y soyez pas, mais si vous êtes là qu’allez-vous trouver pour une timide défense? Rien ne tiendra. Supposons même, que vous essayiez de vous défendre comme certains m’ont dit un jour, " Quand je serai devant le Bon Dieu je m’expliquerai avec lui et il va m’entendre". Mais on ne pourra plus s’expliquer. Personne n’en aura envie et ne pourra le faire. Mais supposons que vous le puissiez. Que lui direz-vous? Sur qui rejeter la faute de n’être pas sauvé?

Allez-vous dire au Seigneur ce que certains m’ont dit: Je n’ai pas eu le temps de me convertir! Dieu répondra: la conversion ne demandait pas du temps, elle ne demandait que du désir, et vous ne l’avez pas eu.

D’autres lui diront: Seigneur, moi c’est le contraire, j’ai cru avoir bien le temps! Et il vous dira que vous aviez vu à la Toussaint, lors de la visite annuelle au cimetière, qu’ il y avait là des gens de votre âge et même plus jeunes. Vous saviez qu’il y avait des morts subites, vous saviez que, même jeune, on ne peut pas se vanter du lendemain car nul ne sait ce qu’un jour peut enfanter. Non, ça ne tiendra pas.

Un autre va dire: mais Seigneur il y avait tant de faux chrétiens, le Seigneur dira " Oui mais il y en avait des vrais! Et cela aussi vous le saviez! Comme vous saviez qu’il y a aussi des faux billets de banque, ce qui ne vous a pas empêché de vouloir les vrais! Cela non plus ne tiendra pas.

Certains diront: mais Seigneur dans ta parole, il y avait tant de choses difficiles à comprendre! Le Seigneur répondra: mais mon salut n’était pas intellectuel. Il était mis à la portée des enfants, " laissez venir à moi les petits enfants".

Alors, que direz-vous ce jour là? Eh bien, puisqu’il n’y aura plus rien à répondre, ce qu’il y a de plus sage à faire, c’est de parler aujourd’hui. Dire quoi? Ecoutez encore le prophète Esaïe, c’est Dieu qui parle au travers de lui et Il dit: " Venez, plaidons ensemble, dit l’Eternel". Alors venez. Puisque c’est Dieu qui dit: Plaidons ensemble c’est qu’il est encore temps de le faire aujourd’hui.

Mais vous allez dire plaider quoi? Plaider coupable! Et c’est ça qui sauve, c’est de plaider coupable. C’est de lui dire comme le brigand qui a été sauvé in extremis: moi aussi Seigneur, je plaide coupable.

Le prophète Osée au chapitre 14 dit: Reviens à l’Eternel car tu es tombé par ton iniquité. Et voici ce qu’il ajoute: " Apportez avec vous des… des paroles". tout simplement. Apportez avec vous des paroles vraies parce que Dieu ne nous sépare jamais de nos paroles. Apportez avec vous des paroles et revenez à l’Eternel et dites-lui " Pardonne toutes nos iniquités et reçois-nous favorablement". Et si vous venez avec des paroles sincères, voici la réponse de Dieu pour vous ce soir: " Je réparerai leurs infidélités, j’aurai pour eux un amour sincère car ma colère s’est détournée d’eux et je serai pour eux comme la rosée" Prenez avec vous des paroles . C’est ce que dira l’apôtre Paul dans son fameux chapitre 10 de l’épître aux Romains: " Si tu crois dans ton cœur et que tu le confesses de ta bouche, tu seras sauvé ". J’aime mieux une autre expression parce que confesse ça semble dire confessionnal, confesser dans le langage biblique ça veut dire: si tu le proclames, si tu l’affirmes, si tu le crois dans ton cœur et si tu le dis de ta bouche, tu seras sauvé.

Etre sauvé, et pour l’éternité, y a-t-il au monde quelque chose qui puisse nous rendre plus heureux? Je souhaite ardemment que tous vous entriez dans ce salut et que vous en ayez la certitude, et vous pouvez l’avoir ce soir. Tenez, il est 21h 03 à ma montre ; entre 21h03 et 21h 04 vous pouvez être sauvé. Je le répète, ça ne demande pas du temps, ça demande du désir. Alors tournez-vous vers le Seigneur et dites-lui: Seigneur ce samedi soir du mois d’avril deux mille et tant… je fais la paix avec toi. Je crois dans mon cœur et à la sortie je le dirai de ma bouche. Alors, faites-le. Donnez-vous au Seigneur dans la minute de silence qui va suivre et si vraiment la chose est réglée, en nous disant au revoir à la sortie, dites-moi en nous serrant la main: la chose est faite. Et je me réjouirai avec vous de ce que vous pourrez dire: la question de mon éternité a été réglée ce soir.

Nous nous inclinons tous à présent.

Seigneur, nous allons ensemble nous tourner vers toi, merci parce que tu es à l’écoute de ce que nous allons te dire. Tu as dit: prenez avec vous des paroles; eh bien, des amis vont le faire comme peut-être ils ne l’ont jamais fait. Ils vont te parler avec des mots de chaque jour, ils vont te le dire dans un soupir, peut-être avec des larmes dans des yeux. Seigneur c’est vrai que nous avons à nous frapper la poitrine, nous croyons qu’il n’y a pas de péché plus universel que celui que nous avons abordé aujourd’hui. Seigneur, que de raisons de te demander pardon. Daigne écouter ce que ces amis ont à te dire. Ceux qui n’ont pas encore l’assurance du salut mais dont le cœur a vibré ce soir et qui se sont laissé toucher par ta parole, qui mettent leur foi en ton Fils mort à la Croix pour payer la dette de leurs péchés, accueille-les maintenant et donne-leur l’assurance du salut par ta Parole et par le Saint-Esprit.

Somalie : décapité pour sa foi

Publié le 21/10/2011 à 22:54 par jesusrevientmaintenant Tags : amis dieu monde mode texte
Somalie : décapité pour sa foi
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Le 2 septembre, dans le Sud-ouest de la Somalie, Juma Kamil a été retrouvé décapité. Il aurait été tué par des musulmans intégristes, membres du groupe Al-Chabaab

"Il n’est pas rare que les musulmans intégristes d’Al-Chabaab décapitent ceux qu’ils suspectent de s’être convertis au christianisme" affirme un responsable d’église qui préfère garder l’anonymat pour des raisons de sécurité.?"Notre frère Juma s’était converti il y a 3 ans et pour rien au monde il n’aurait renié son Dieu. Il va beaucoup nous manquer."

Juma, qui avait été enlevé par trois hommes le 21 août dernier, a été retrouvé décapité le 2 septembre dans la banlieue de la ville d’Hudur, dans la région de Bakool, au Sud-ouest de la Somalie. D’après le mode opératoire, il ne peut s’agir que d’un meurtre perpétré par les membres du groupe terroriste Al-Chabaab.

Pendant 2 jours, le corps est resté dans la rue, personne n’ayant le courage de l’enterrer de peur d’être associé à un chrétien d’origine musulmane. Finalement, des inconnus ont enseveli son corps en secret.

"C’est une triste nouvelle pour notre petit groupe" a déclaré un de ses amis chrétiens.

Al-Chabaab, qui compte entre 3000 et 7000 membres, cherche à imposer une version stricte de la charia (loi islamique) et à débarrasser la Somalie de toute présence chrétienne.

  • Prions pour la communauté chrétienne à laquelle Juma appartenait, que Dieu console et garde ce petit groupe.

Plus d'informations sur l'Eglise persécutée

chapitre 7

Publié le 21/10/2011 à 22:51 par jesusrevientmaintenant Tags : femme homme vie femmes animaux dieu moi couples
La Genèse - Chapitre 7 Icône pour voir le contexte du verset Icône pour ne voir que le verset


1 L'éternel dit à Noé : Entre dans l'arche, toi et toute ta maison; car je t'ai vu juste devant moi parmi cette génération.
2 Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle; une paire des animaux qui ne sont pas purs, le mâle et sa femelle;
3 sept couples aussi des oiseaux du ciel, mâle et femelle, afin de conserver leur race en vie sur la face de toute la terre.
4 Car, encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j'exterminerai de la face de la terre tous les êtres que j'ai faits.
5 Noé exécuta tout ce que l'éternel lui avait ordonné.
6 Noé avait six cents ans, lorsque le déluge d'eaux fut sur la terre.
7 Et Noé entra dans l'arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, pour échapper aux eaux du déluge.
8 D'entre les animaux purs et les animaux qui ne sont pas purs, les oiseaux et tout ce qui se meut sur la terre,
9 il entra dans l'arche auprès de Noé, deux à deux, un mâle et une femelle, comme Dieu l'avait ordonné à Noé.
10 Sept jours après, les eaux du déluge furent sur la terre.
11 L'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s'ouvrirent.
12 La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits.
13 Ce même jour entrèrent dans l'arche Noé, Sem, Cham et Japhet, fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux :
14 eux, et tous les animaux selon leur espèce, tout le bétail selon son espèce, tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, tous les oiseaux selon leur espèce, tous les petits oiseaux, tout ce qui a des ailes.
15 Ils entrèrent dans l'arche auprès de Noé, deux à deux, de toute chair ayant souffle de vie.
16 Il en entra, mâle et femelle, de toute chair, comme Dieu l'avait ordonné à Noé. Puis l'éternel ferma la porte sur lui.
17 Le déluge fut quarante jours sur la terre. Les eaux crûrent et soulevèrent l'arche, et elle s'éleva au-dessus de la terre.
18 Les eaux grossirent et s'accrurent beaucoup sur la terre, et l'arche flotta sur la surface des eaux.
19 Les eaux grossirent de plus en plus, et toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier furent couvertes.
20 Les eaux s'élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes, qui furent couvertes.
21 Tout ce qui se mouvait sur la terre périt, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, tout ce qui rampait sur la terre, et tous les hommes.
22 Tout ce qui avait respiration, souffle de vie dans ses narines, et qui était sur la terre sèche, mourut.
23 Tous les êtres qui étaient sur la face de la terre furent exterminés, depuis l'homme jusqu'au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel : ils furent exterminés de la terre. Il ne resta que Noé, et ce qui était avec lui dans l'arche.
24 Les eaux furent grosses sur la terre pendant cent cinquante jours.

chapitre 6

Publié le 21/10/2011 à 22:49 par jesusrevientmaintenant Tags : femme coeur homme enfants vie femmes dieu moi pensées
La Genèse - Chapitre 6 


1 Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées,
2 les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu'ils choisirent.
3 Alors l'éternel dit : Mon esprit ne restera pas à toujours dans l'homme, car l'homme n'est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans.
4 Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu'elles leur eurent donné des enfants : ce sont ces héros qui furent fameux dans l'antiquité.
5 L'éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.
6 L'éternel se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre, et il fut affligé en son coeur.
7 Et l'éternel dit : J'exterminerai de la face de la terre l'homme que j'ai créé, depuis l'homme jusqu'au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel; car je me repens de les avoir faits.
8 Mais Noé trouva grâce aux yeux de l'éternel.
9 Voici la postérité de Noé. Noé était un homme juste et intègre dans son temps; Noé marchait avec Dieu.
10 Noé engendra trois fils : Sem, Cham et Japhet.
11 La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence.
12 Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre.
13 Alors Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est arrêtée par devers moi; car ils ont rempli la terre de violence; voici, je vais les détruire avec la terre.
14 Fais-toi une arche de bois de gopher; tu disposeras cette arche en cellules, et tu l'enduiras de poix en dedans et en dehors.
15 Voici comment tu la feras : l'arche aura trois cents coudées de longueur, cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur.
16 Tu feras à l'arche une fenêtre, que tu réduiras à une coudée en haut; tu établiras une porte sur le côté de l'arche; et tu construiras un étage inférieur, un second et un troisième.
17 Et moi, je vais faire venir le déluge d'eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel; tout ce qui est sur la terre périra.
18 Mais j'établis mon alliance avec toi; tu entreras dans l'arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi.
19 De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l'arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi : il y aura un mâle et une femelle.
20 Des oiseaux selon leur espèce, du bétail selon son espèce, et de tous les reptiles de la terre selon leur espèce, deux de chaque espèce viendront vers toi, pour que tu leur conserves la vie.
21 Et toi, prends de tous les aliments que l'on mange, et fais-en une provision auprès de toi, afin qu'ils te servent de nourriture ainsi qu'à eux.
22 C'est ce que fit Noé : il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné.